Lancée le 13 mai 2023, l’ONG nationale multisectorielle Centr’Aide est déjà à pied d’œuvre pour déployer ses activités. Une formation à l’intention de ses membres a eu lieu du 16 au 17 juin 2023 à son siège au Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ) sur la compréhension de la notion de la Violence Basée sur le Genre (VBG) et comment organiser la lutte autour de ce fléau.
Berkoula Sylvie, Présidente de l’ONG Centr’Aide soutient qu’après le lancement de cette ONG nationale, il était important que les membres soient formés sur les VBG, qui est une branche de la protection. « C’est après la formation que nous pourrons faire face à ce sujet quand nous auront des projets dans ce sens. Tous les membres seront déployés sur le terrain quand il y aura le besoin. Etant une ONG multisectorielle, nous travaillons dans le domaine de la santé, de l’éducation, de protection dont la VBG fait partie de la branche », a-t-elle souligné.
Cette formation est organisée dans le contexte où le pays commémore le 16 juin, la journée de l’Enfant Africain. « Vue la journée dédiée aux droits de l’enfant, j’attire l’attention des parents à éviter toutes les violences faites aux enfants et aider les enfants à exercer leurs droits à l’éducation, à la santé, combattante le phénomène des enfants de rue, du mariage précoce…Que les parents prennent soins de chaque enfant car, l’enfant est l’avenir de demain », a lancé la présidente de l’ONG Centr’Aide.
Dr Edith Narcisse Beyame, intervenant à cette formation a dévoilé le contenu de cette formation en ces termes : « C’est une première pour une organisation qui vient de naitre et qui a exprimé le besoin auprès du ministère de la santé, notamment auprès de la Direction de la Santé Familiale pour les accompagner dans la compréhension des VBG, les violences entre partenaires intimes, et également l’exploitation et abus sexuel. Vous savez, quand on veut organiser une réponse, il faut savoir de quoi il s’agit. Aujourd’hui, nous sommes là pour passer le message sur le contenu de chaque mot de violence et de violence intime entre partenaires et comment doit-on organiser la réponse. Nous avons présenté les quatre réponses à savoir, la réponse médicale, la réponse psychologique, la réponse sécuritaire et la réponse judiciaire aux VBG. Nous avons aussi initié les membres à la compréhension des principes directeurs de l’assistance à une personne survivante de VBG. On ne peut pas se lever comme ça et aller dire qu’on répond. Il y a des engagements dans le Code de conduite dont il est nécessaire de signer avant de commencer à porter assistance. Car, porter assistance à une personne vulnérable est bien mais ne pas aller aggraver sa souffrance ».
Cette formation précède une série d’autres renforcement des capacités des membres de cette ONG Multisectorielle qui se positionne dans plusieurs secteurs.
Fridolin Ngoulou

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