La signature d’un accord a eu lieu entre le ministre de l’agriculture et du développement rural Éric Rokosset-Kamo et Walter De Oliveira, représentant intérimaire de la FAO en RCA.

Au total trois protocoles d’accord ont été signés et qui seront mis en  œuvre par le ministère de l’agriculture et du développement rural. Les travaux seront exécutés dans 24 mois et sont financés à hauteur de 1, 060 millions de dollars américain.

A en croire, Walter De Oliveira Représentant intérimaire de la FAO en RCA, le financement de ce projet vise à soutenir la politique du gouvernement dans la lutte contre le réchauffement climatique et renforcer des systèmes alimentaires au milieu scolaire.

L’objet est d’aider techniquement le ministère de l’agriculture et du développement rural dans le domaine de l’irrigation à travers des ressources hydrauliques du pays. L’autre projet est de fournir au niveau des établissements scolaires publics de la nutrition, afin d’améliorer la qualité de la nourriture des enfants.

Enfin, dans le cadre de la collaboration de FIDA avec le ministère de l’agriculture, la FAO a été sollicitée pour appuyer des initiatives comme association villageoise d’épargne de crédit (AVEC) en vue d’appuyer la population qui est la principale victime directe du réchauffement climatique. Et cela entre dans le fil normal de la coopération entre la FAO.

« Cet appui fait suite à une demande du Département de l’Agriculture qui a sollicité une aide en vue d’accroître les productions agricoles en RCA qui restent un défi majeur pour le développement de ce pays. Cet appui s’inscrit dans le cadre du mandat de la FAO au profit de la population centrafricaine », a précisé Walter De Oliveira.

Éric Rokosset-Kamo, ministre de l’agriculture et du développement rural qui a reçu la délégation de la FAO conduite par son Représentant intérimaire Walter De Oliveira se dit très ému de cette coopération entre son département et la FAO qui est l’un des partenaires privilégiés du gouvernement centrafricain : « Cet appui va aider le gouvernement à mieux gérer les ressources naturelles pour le profit de l’agriculture qui est la principale activité de nos compatriotes à l’intérieur du pays. Vous conviendrez avec moi que malgré nos potentialités, nous continuons à utiliser la pluie alors que nous pouvons faire recours aux cours d’eaux ».

Cet accord intervient dans un contexte où le monde entier fait face à la flambée des prix des produits de première nécessité suite à la guerre qui continue entre la Russie et l’Ukraine.

Il s’avère alors très important de développer les potentialités naturelles en vue de faire face aux besoins immenses de la population dans le domaine de l’alimentation.

Christian Steve SINGA