Le gouvernement du premier ministre Henri-Marie Dondra a été mis en place le 23 juin par un décret présidentiel. 14 nouveaux ministres ont fait leur entrée. Mais qui sont les membres de ce nouveau gouvernement ? Oubangui Médias a fait une présentation de chaque ministre.

Ministres d’Etats 

Ministre d’Etat, Chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale : Félix Moloua

Félix Moloua est la 3em personnalité du Mouvement Cœur-Unis (MCU). Ministre, chargé de l’économie, du plan et de la coopération internationale dès le début du premier  mandat  du président Faustin Archange Touadera.  La confiance entre les deux hommes a favorisé sa confirmation sur le même poste qui passe ministre d’Etat. Sur le plan académique, cet homme, considéré comme l’un des bras droits de Touadera a empoché plusieurs diplômes scientifiques dont le grand à son actif est le Diplômes d’Etudes Supérieures Spécialisées en Démographie à l’Institut de Formation et de Recherches Démographiques (IFORD), Université de Yaoundé II au Cameroun  en 1995. Il a représenté la RCA plusieurs fois à l’extérieur lors des formations et séminaires de haut niveau. Sa compétence a favorisé son intégration dans multiples fonctions nationales et régionales telles qu’Administrateur de la BEAC de 2010 à 2013.  Parallèlement, de 2007 à 2013 il a été Directeur de Cabinet du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Le ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération, il a été Gouverneur National de la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement, de l’ACBF (The Africain Capacity Building Foundation) et Ordonnateur National du Fond Européen de Développement et Président du Conseil des Ministres de l’IFORD et d’Afristat. 

Ministre d’Etat, Chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance, Garde des Sceaux : Arnaud Djoubaye Abazene

Arnauld Djoubaye Abazene  est titulaire d’un doctorat en droit public obtenu en l’an 2020 à l‘université de Yaoundé 2 au Cameroun. Arnauld Djoubaye Abazene  est magistrat de l’ordre judiciaire, titulaire d’un 3è cycle professionnel de l’Ecole Nationale des Magistratures (ENAM) de Bangui- Section judiciaire. Il a été de 2004 à 2013 1er substitut du procureur de Bangui puis 1er vice-président du Tribunal de Grande instance de Bangui avant de devenir ministre des Transports et de l’aviation civile pendant la transition de 2013 à 2016, puis de mars 2019 à sa nomination comme Ministre d’Etat en charge de la Justice. Abazene est le frère cadet de l’ancien président Michel Djotodia et fait partie des représentants des groupes armés restés fidèles à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation dans l’actuel gouvernement.

Ministre d’Etat, chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement et du suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation : Jean Willybiro Sacko

Jean Willybiro Sako est  né le 11 mai 1946 à Berberati. Après ses études primaires et secondaires, Il fut officié de Police, avant d’obtenir son diplôme de Commissaire de police de l’École Supérieure de Police d’Abidjan. Diplômé de l’Académie Internationale de Police de Washington aux États-Unis, il s’inscrit à l’Université d’Orléans en France en 1975 où il obtient une Maitrise de Droit privé puis un Diplôme d’Etudes Approfondies en Sciences Criminelles à l’Université de Paris-Nanterre et ensuite diplômé en 1977 de l’Institut de Criminologie de l’université de Paris II.  Il a mené de nombreuses actions pour réformer la police centrafricaine en créant la Compagnie Nationale de Sécurité ou l’Office Central de Répression du Banditisme et  transforme la Direction de la Sûreté en Direction Générale de la Police Nationale.  Homme politique et diplomate centrafricain, il a occupé multiples fonctions administratives et ministérielles. Il a aussi présidé la Commission électorale mixte indépendante en 2005 avant de servir comme ambassadeur en France en 2006.  Candidat à la présidentielle de 2015, Il a été nommé ministre conseiller spécial à la Présidence, chargé du programme du Désarmement Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR). Jean Willybiro-Sako  a participé à plusieurs négociations de paix depuis 2013. Pour ce gouvernement, il est nommé ministre d’État, chargé DDRR et du suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, signé le 6 février 2019 par le gouvernement et les 14 groupes armés.

Ministres

Ministre chargé des transports et de l’aviation civile : Gontran Djono Ahaba

Herbert Gontran Djono-Ahaba est né le 07 février 1974 à Birao ville dans laquelle il fait ses études primaires et le collège avant de déposer ses valises à Bangui pour la suite de ses études secondaires au lycée de Gobongo.  Ce dernier, à la fin de ses études supérieures à l’Université de Bangui sanctionnées par une Maîtrise en Droit Public, Option : Administration générale, il s’envole en 2001 pour le Cameroun et intègre l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de Yaoundé où il décroche en 2003 un Diplôme de 3e cycle en Administration des Régies Financières. Sur la scène politique, l’homme a servi de 2003 à 2013 comme député de Birao 2 et occupe plusieurs portefeuilles ministériels de 2009 à ce jour. Il a changé de portefeuille dans ce nouveau gouvernement comme ministre chargé des transports et de l’aviation civile. Son parcours administratif est récompensé par des différentes distinctions honorifiques telles que : Dignité de Grand Officier dans l’Ordre de Mérite Centrafricain en 2003 et Commandeur dans l’Ordre de Mérite Centrafricain en 2009. Dans la foulé des scissions de la Coalition Séléka qui a pris le pouvoir en 2013, Herbert Gontran Djono-Ahaba crée le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique (RPRC), et participe à l’accord politique entre le gouvernement et les 14 groupes armés en février 2019. Il est resté fidèle à cet accord et reste toujours dans le gouvernement.

Ministre chargé de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée : Claude Rameaux Bireau

Claude Rameaux Bireau, formé à l’économie à Bangui puis à Abidjan, a fait un passage au sein du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC) avant de poursuivre l’essentiel de sa carrière au sein des services de la douane. Il a servi le poste de Directeur de l’antenne des douanes centrafricaine à Douala, au Cameroun, avant d’être nommé en 2008 chef de cabinet particulier de Touadera.  Inspecteur de douanes, il a été ministre conseiller à la présidence chargé de l’Économie depuis plusieurs années. Cadre du parti au pouvoir MCU, il fait partie des proches du président Faustin Archange Touadera

Ministre des Affaires étrangères, de la francophonie et des Centrafricains de l’Etranger : Sylvie Baipo Temon

Financière de carrière selon son cursus académique et professionnel, Sylvie Baïpo Temon a obtenu une licence en économie à l’Université d’Orléans et Master en Banque finance de 1997-1998 à l’Université Paris X Nanterre.  Elle a totalisé 18 années d’expérience dans les services bancaires et financiers en France. On peut retenir qu’elle a été chargée d’études à BRED Banque Populaire  de 1998 à septembre 2000 à Paris, chargée d’études à la direction du commerce extérieur et chargée d’études auprès du service “Audit et Qualité”. Ne disposant pas d’une carrière universitaire en diplomatie ni en relation internationale, elle  a intégré le gouvernement Sarandji en décembre 2018 pour substituer à l’ancien ministre Charles Armel Doubane qui a été limogé du gouvernement en 2018. Même si certaines personnes n’hésitent pas à critiquer négativement sa relation diplomatique avec certains pays pendant la crise militaro-politique que traverse le pays, elle a pu convaincre le président Touadera qui l’a confirmé comme ministre chargé des Affaires étrangères, de la francophonie et des centrafricains de l’étranger.  Sylvie Baïpo Temon est présenté par ses proches comme une dame de caractère qui a su maitrisé la diplomatie offensive du président Touadera.

Ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, contrôleur général de police : Michel Nicaise Nassin

Contrôleur Général de la Police, Michel Nicaise NASSIN policier de carrière est spécialiste de la mécanique auto et de la réforme des véhicules administratifs. Peu connu par le public centrafricain, Michel Nicaise NASSIN a occupé plusieurs fonctions dont celui qu’il a occupé pendant plusieurs années au Bureau permanent de l’Inspection générale d’Etat, avant de passer comme chargé de mission au ministère des Affaires Etrangères sous le régime Patassé, puis Directeur General de la Police sous le régime Bozizé et membre de l’Inspection Générale de la Police. Sous le président Touadera, il a été nommé Directeur général du Bureau national de la documentation (renseignement) d’Etat à la Présidence de la République avant d’être propulsé dans le gouvernement Dondra ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique

Ministre chargé des finances et du Budget : Hervé Ndoba

Ministre chargé des finances et du Budget  Hervé Ndoba est très peu connu du public centrafricain et fait partie des nouvelles têtes dans le gouvernement Dondra. Le Ministre Hervé Ndoba est un financier de carrière et fondateur associé  du cabinet NH Consulting dont le siège est à Abidjan en Côte d’Ivoire. NH Consulting est un cabinet conseil sur le plan organisationnel, comptable et financier, juridique et fiscal créé en 2008 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ce cabinet est opérationnel en 2010 sur l’ensemble de la sous-région ouest-africaine là où l’actuel ministre des finances a fait ses preuves avant d’intégrer le gouvernement qui aujourd’hui est en face plusieurs défis pour la relance de l’économie centrafricaine mis à mal par la dernière crise née de la rébellion de la Coalition des Patriotes pour le Changement.

Ministre chargé  de l’économie numérique, des postes et télécommunications : Justin Gourna Nzacko

Né le 07 Février 1954 à Bouca, Justin Gourna Nzacko, après ses études primaires et secondaires, a fréquenté de 1988 – 1990 l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (EHC) Saint Louis à l’Université Catholique de Louvain en Belgique. Ce parcours est sanctionné par un diplôme en Management, spécialité Ressources Humaines. Mais, de 1972– 1976, il a étudié à l’Ecole nationale des postes et télécommunications, spécialité Electromécanique, étude couronnée par le diplôme de Contrôleur des Installations Electro mécaniques.  En 1985, il a intégré l’Ecole nationale d’administration cycle de perfectionnement des cadres Administratifs. Justin Gourna Nzacko a servi plusieurs postes nationaux  et internationaux dans le domaine de la Télécommunication. Il est  Médaillé de Bronze dans l’Ordre du Mérite sportif centrafricain, Commandeur dans l’Ordre de la reconnaissance centrafricaine, Commandeur dans l’Ordre du Mérite centrafricain et Commandeur dans l’0rdre du Mérite postal.  L’homme est confirmé comme Ministre chargé de l’économie numérique, des postes et télécommunications, un poste qu’il occupe depuis 2016. Bien avant, de 2008 à 2016, il fut Coordonnateur National pour la Banque Mondiale dans le cadre du Projet CAB-Fibre Optique, en cours de déploiement effectif.

Ministre chargé de l’Education nationale : Moukandas Noure

Le Ministre chargé de l’Education nationale Moukandas Noure est nommé dans le gouvernement depuis avril 2016.  Il avait la charge du ministère de l’enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation. Moukandas Noure est docteur en sociologie, enseigna nt chercheur au département de la sociologie à l’Université de Bangui. Considéré comme l’un des élites musulmanes, il est responsable de la plate-forme des Associations musulmanes de Centrafrique. Dr Moukadas est auteur de plusieurs ouvrages dont une « Etude de la gestion communautaire dans la législation de la faune » et   « l’Histoire des élites musulmanes oubanguiennes: pour une relecture de l’histoire des musulmans de l’Oubangui-Chari, de 1800 à 1960 ». Dr Moukandas Noure fait partie des bras droits du président Faustin Archange Touadera, lui aussi Pr à l’Université de Bangui.

Ministre chargé de l’Action humanitaire, de la solidarité et de la réconciliation nationale : Virginie Baïkoua

Virginie Baïkoua, 53 ans, députée de Bimbo 4 est reconduite comme Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation nationale, après avoir servie ce département ministériel pendant 5 ans. Originaire de la ville de Paoua, en 1986, elle émigre en France et intègre la Communauté Urbaine de Lyon où elle a travaillé pendant 20 ans. Membre du Mouvement Cœurs Unis et présidente des femmes de cette formation politique, Virginie Baïkoua soutient le président  Faustin Archange Touadera depuis 2016. Considérée comme une  dame de conviction, elle est mère de 3 enfants et œuvre pour la défense des droits de l’Homme. Fondatrice en 2003 de l’Organisation Non Gouvernementale Internationale SOLISIDAC (Solidarité Contre le Sida en Centrafrique) qui lutte contre l’infection au virus VIH, les maladies sexuellement transmissibles (MST), la malaria, la tuberculose et appui aux femmes vulnérables, Virginie Baïkoua est lauréate de la Campagne “une femme, un mois, une histoire” organisée par le Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrants (FORIM).

Ministre chargé de l’environnement et du développement durable : Thierry Kamach

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Thierry Kamach est entré au gouvernement en septembre 2017, le deuxième gouvernement  de l’ancien premier ministre Sarandji, le deuxième du président Touadera depuis 2016. Il fut l’un des chefs du Groupe Kamach qu’il gère avec ses frères, un puissant groupe du pays. De 2005 à 2011, il fût député de la national dans la circonscription de Berberati 1. Ancien président de la Fédération Centrafricaine de Football et ancien conseiller spécial auprès de son successeur en 2007, Thierry Kamach fonde le Mouvement National des Indépendants (MOUNI), qui est un mouvement politique qui perce et obtient plus de 5 députés à l’Assemblée Nationale en 2021. Lui-même a été élu député dans la circonscription de Berberati 3.

Ministre chargé de la santé et de la population : Pierre Somse

Ministre de la Santé et de la Population de la République Centrafricaine depuis septembre 2017, Dr. Pierre Somse est titulaire d’un Doctorat en médecine de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Bangui et d’un Master en Santé Publique de l’Université de Washington, Seattle. Il est spécialisé en santé publique et en médecine communautaire. Avant son entrée au Gouvernement Centrafricain, il a passé la majeure partie de sa carrière à travailler dans le domaine du VIH et du SIDA comme directeur du projet SIDA en RCA (1987-1992) puis pendant 17 ans comme professionnel au Programme Commun des Nations-Unies contre le VIH et le SIDA.  Son travail avec l’ONUSIDA comprend une affectation en tant que Directeur Régional Adjoint pour l’Afrique Australe et l’Afrique de l’Est (2013-2017 en Afrique du Sud).  Auparavant, il était Directeur Pays ONUSIDA pour la Jamaïque, responsable des Bahamas et du Belize (2009-2013 en Jamaïque); Directeur Pays en République Démocratique du Congo (RDC), de 2003-2009; Conseiller de programme inter-pays de l’ONUSIDA pour Madagascar, Maurice et les Seychelles (2000-2003 à Madagascar); et responsable du développement des programmes au siège de l’ONUSIDA à Genève (1998-2000 en Suisse).  Il a constamment contribué à la mise en œuvre efficace des stratégies de l’ONUSIDA dans les régions où il a servi. Il a une vaste expérience en santé publique, plus particulièrement, la lutte contre les grandes endémies, la santé communautaire et le développement des politiques et stratégies y compris dans le contexte humanitaire et sécuritaire. Dr. Pierre Somse a également travaillé comme consultant international pour l’OMS, l’UNICEF, la GTZ et l’Organisation pour la coordination des maladies endémiques dans la région de l’Afrique centrale.

Ministre chargé de la communication et des médias, porte-parole du Gouvernement : Serge Ghislain Djorie

Président du Collectif pour l’Alternance Politique pour une Nouvelle Centrafrique (CAPNCA), Docteur et chercheur Serge Ghislain Djorie est un ancien capitaine de l’armée nationale. Médecin, il est aussi chercheur à l’Institut Pasteur de Bangui. Agé de 42 ans, il s’est présenté pour la 1ère fois à la présidentielle de 2020 même s’il avait montré son intention à se présenter à la présidentielle de 2015. Candidat malheureux à la présidentielle avec 0,57%, il a reconnu la victoire du président Faustin Archange Touadera avant de créer avec son collègue Aristide Bryan Reboas, lui aussi candidat déchu, la plateforme Paix 2020. Cette plateforme est aussi un soutien à la politique du président Touadera et un contrepied de la Coalition d’Opposition Démocratique (COD2020), qui ne reconnait pas toujours les résultats des élections ayant conduit à la victoire du président Touadera.

Ministre chargé de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation civique : Aristide Bryan Reboas

Aristide Briand Reboas,  a été aussi candidat à la dernière élection présidentielle où il a obtenu 0,40%. Il s’est  présenté pour la première fois au nom du Parti Chrétien Démocrate (PCD). Sa candidature en 2015 à la présidence a été invalidée par l’ANE pour absence de toutes les pièces. Homme politique et écrivain, Aristide Briand Reboas a une longue expérience en matière de sécurité. Diplômé du Centre d’études diplomatiques de Paris et de l’École des hautes études internationales, il fut aussi directeur du renseignement sous François Bozizé, puis a travaillé à la défense des droits de l’homme pour l’Union africaine dans plusieurs pays du grand lac. Ecrivain, auteur de 4 ouvrages, publiés dans la collection Diplomatie et Stratégie de Paris en France, ces livres sont disponibles dans les bibliothèques nationales et étudiés au programme des Sciences politiques et des Relations Internationales  à Sciences Po Paris et dans les universités de France, d’Europe et des USA.  Son premier livre s’intitule : « Pour une politique de paix en Centrafrique », publié en 2014. Le deuxième livre est : « Agir pour sauver la Centrafrique », publié toujours par le Harmattan en 2018. Ces deux derniers ouvrages sont : « Quand la diplomatie africaine s’éveille », et « Terrorisme et Mutations géostratégiques en Afrique », publiés par le Harmattan en 2021. Avec son collègue Dr Serge Djorie, ils créent la plateforme Paix 2020. Cette plateforme soutien aussi la politique du président Touadera et devient un contrepied  de la Coalition d’Opposition Démocratique (COD2020), qui ne reconnait pas toujours les résultats des élections ayant conduit à la victoire du président Touadera

Ministre chargé de la fonction publique et de la réforme administrative : Marcel Djimasse

Marcel Djimasse, Ministre chargé de la fonction publique et de la réforme administrative  est un homme politique centrafricain. Président du Parti Socialiste en Centrafrique. Même s’il n’est pas beaucoup connu par la grande masse, il fait partie des élites du pays. Administrateur civile, il est un haut cadre de l’Etat centrafricain. Cet ingénieur en informatique fût Directeur de l’Energie Centrafricaine (ENERCA). Pendant la transition sous Catherine Samba-Panza de 2014-2016, il a servi auprès des autorités et fut Ministre Conseiller Spécial de Mahamat Kamoun à la Primature. Marcel Djimasse, fût aussi directeur du cabinet du Premier ministre, Abel Goumba pendant la période de la transition en 2003. Marcel Djimasse a été Consultant pour la banque panafricaine (Ecobank) au Tchad. Il est aussi chef du Cabinet Global First, spécialisé dans la Planification stratégique, le Training et l’Export. Il a été aussi candidat à la présidentielle de 2015.

Ministre chargé du secrétariat général du gouvernement et des relations avec les institutions de la République : Maxime Balalou

Maxime Balalou est reconduit comme Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République, poste qu’il occupe depuis avril 2019. Il est diplômé en économie d’entreprise et finances, suite à ses études supérieures à l’Université de Montpelier en France de 1986 à 1988 et à IEF Pôle économique et régional de l’Afrique centrale à Libreville au Gabon entre 2005 à 2007. Maxime Balalou a occupé différents postes entre autres : Chargé de mission en matière de sécurisation des recettes, conseiller finances, chargé de la sécurisation des recettes de l’État, conseiller économique et financier, conseiller, chef de division économique, finances, budget, coopération internationale et suivi du document de stratégie de déduction de la pauvreté (DSRP) à la Primature. Après son passage dans ces différents services, l’homme a changé de casquette et a été nommé Ministre délégué, directeur de cabinet adjoint du Premier ministre le 21 juin 2016. Soutien des premières heures de Faustin Archange Touadera, il l’avait servi comme Directeur de Cabinet Adjoint. Il a été candidat déchu sous la bannière du MCU dans la 2em circonscription du deuxième arrondissement de Bangui avant d’être reconduit ministre dans le gouvernement Dondra.

Ministre chargé de l’équipement et des travaux publics : Guismala Amza

Instituteur, Guismala Hamza a fait ses études en droit domaine dans lequel il a décroché le diplôme de maitrise. Il est un bras droit et directeur de cabinet de Noureddine Adam, vice-président du groupe armé FPRC avant de prendre distance de ce dernier. Il est entré au gouvernement au bénéfice de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 6 février 2019. Il a été d’abord nommé ministre de développement de l’énergie et des ressources hydrauliques (du 03 au 22 mars 2019), un gouvernement contesté par les groupes armés avant de devenir ministre de l’équipement et des travaux publics dans le gouvernement Firmin Ngrebada. Restant fidèle à l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale, le ministre Guismala Hamza a été reconduit à son poste dans le gouvernement Dondra.

Ministre chargé du commerce et de l’industrie : Mboua, née Léa Koyassoum-Doumta

Mme Mboua, née Léa Koyassoum-Doumta, ministre chargé du commerce et de l’industrie fait partie de la junte féminine en politique et en matière de la lutte pour l’émancipation, la promotion de la femme centrafricaine et la défense des droits de la femme. Présidente du Parti de l’Unité Nationale (PUN).  Alors Secrétaire Général du PUN, elle entre au gouvernement en 2003 comme ministre des Affaires sociales avant de devenir ministre de la Justice en septembre 2004. Léa Mboua Doumta a été vice-président du Conseil National de la Transition (CNT) de 2013 à 2016.  Enseignante, ancienne Ministre, et donc ancienne parlementaire de transition, elle est aussi l’une des pionnières du Réseau des Femmes Leaders Africaines pour la Transformation de l’Afrique (African Women Leaders Network). Mme Léa Mboua Doumta a été élu présidente de la plateforme des partis et associations qui soutiennent la vision de Faustin Archange Touadera dénommée « Beoko », notamment « cœurs-unis). 

Ministre chargé du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques : Arthur Bertrand Piri

Arthur Bertrand PIRI est Inspecteur des impôts .Il est le 2e secrétaire exécutif adjoint du Mouvement Cœurs Unis, le parti au pouvoir. Proche du président Touadera. Il est ministre Contrôleur des sociétés parapubliques à la Primature avec rang et prérogatives de ministre délégué. Arthur Bertrand  Piri est l’un des soutiens de la première heure du président Touadera. Ce fiscaliste avait alors mis en place des systèmes de contrôle strict des fonds publics. Une rigueur affichée dans la gestion des fonds publics qui a fait de lui la « bête noire » de plusieurs ministres. Arthur Bertrand  Piri a même interdit à plusieurs ministres d’utiliser directement l’argent de l’État.

Ministre chargé des eaux et férets, chasses et pêches : Amit Idriss

Amit IDRISS est professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT) avant de s’inscrire au département  de droit à l’Université de Bangui. Il fut membre du parti d’action pour le Développement (PAD) de l’ancien président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba avant de rejoindre les maquis auprès de Noureddine Adam dans la coalition Séléka qui a pris le pouvoir en 2013. Il a été chef de cabinet de ce dernier alors ministre de la sécurité publique. Amit IDRISS fait son entrée au gouvernement en 2019 étant l’un des heureux bénéficiares de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale. Il a été ministre des Eaux, forêts, chasse et pêche. Avec l’arrivée de la coalition des Patriotes pour la Paix (CPC) dont son ancien mouvement le FPRC est membre, il prend de distance et maintien son portefeuille dans l’actuel gouvernement de Dondra.

Ministre chargé de l’élevage et de la santé animale : Hassan Bouba

Hassan Bouba fut le n° 3 de l’UPC, le groupe dirigé par Ali Darass. Il est bien connu dans le rang des groupes armés depuis la rébellion du tchadien Baba Ladé avant de rejoindre Ali Darass. Il a été Coordonnateur politique de l’UPC de Ali Darass. Même si son parcours scolaire n’est pas connu à ce jour, Hassan Bouba a une expérience dans le domaine de négoce et de commerce, notamment le commerce de bœuf. Il a été conseiller à la présidence de la République afin de faciliter les pourparlers avec l’UPC. Grâce à l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale du 6 février 2019, Hassan Bouba a été nommé ministre de l’Elevage et de la santé animale. Son chef Ali Darass ne voulant pas de lui, le radie de l’UPC. Malgré l’avènement de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dont son ancien mouvement est membre actif, Hassan Bouba est resté fidèle à l’APPR et est maintenu à son poste du ministre de l’Elevage et de la santé animale dans le gouvernement Dondra.

Ministre chargé de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du développement local : Bruno Yapande

Instructeur de jeunesse et d’animation au ministère de la Jeunesse et des sports, Bruno YAPANDÉ est devenu Administrateur culturel après une formation spécialisée au Bénin.  Ancien Animateur de la Fédération nationale des clubs de jeunesse (FNCJ), ancien Chargé de mission au ministère des Arts et de la culture sous le régime Bozizé pour le compte du parti PNCN, Bruno Yapandé avait déjà servi comme ministre de la Communication, puis ministre des Arts et de la culture sous la transition de Samba-Panza. Il a démissionné du PNCN en janvier 2016 pour soutenir le candidat Touadera au deuxième tour de la présidentielle. Délégué dans les fonctions d’Inspecteur d’Etat, membre de l’Inspection générale d’Etat (IGE) de 2017 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement le 23 juin dernier, il est cadre du parti MCU créé en 2019.

Ministre chargé de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique : Jean Laurent Syssa-Magalet

Pr Laurent Syssa Magalé est universitaire, Recteur de l’Université de Bangui avant de devenir ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique. Maître de Conférences du CAMES en Chimie organique, option Traitement des matières premières végétales, Jean-Laurent SYSSA-MAGALE a occupé, jusqu’à sa nomination au Gouvernement centrafricain, les fonctions de Recteur de l’Université de Bangui. Il est aussi membre du Comité Consultatif Général (CAMES) pour le compte de son pays et Conseiller de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES. Il a occupé plusieurs fonctions en passant, le Chef de département, Doyen de la Faculté des Sciences avant d’être nommé Recteur de l’Université de Bangui en 2016.

Ministre chargé de la promotion du Genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant : Marguerite Ramadan

Mme Ramadan née Nzapaoko Marguerite, est  administratrice des Affaires Sociales, hiérarchie A1, 2ème classe, 3éme échelon. Après ses études primaires à l’école Notre Dame d’Afrique de 1965-1969 et le lycée PI XII ainsi que le lycée Marie-Jeanne Caron jusqu’en 1973, Mme Ramadan s’est inscrite à l’Institut d’Enseignement Médico-social à Bangui avant de s’envoler pour l’Institut de Service Social et de Recherches Sociales de Montrouge en France, où elle décrocha un diplôme d’Assistance Sociale Série B, Série Internationale. De 1980 à 1981, Mme Ramadan est passée par l’Université de Paris II, en Droit et Sociologie. L’actuelle ministre de la promotion du genre a occupé plusieurs fonctions à Bangui et en France où elle été Assistante Sociale en 1987. Elle a été Cheffe de Bureau à la Direction des Etudes et de la Planification au ministère des Affaires sociales à Bangui avant d’être détachée auprès du HCR en qualité de Conseillère en Orientation sociale des réfugiés. Elle revient comme Directrice Générale de la Promotion de la Femme de 1996-2003 avant de devenir chargée de Mission en matière de Promotion de la Femme, Chargée de Mission aux Affaires Sociales à la Primature de 2008 à 2020. En 2017, Mme Ramadan a été élue présidente nationale de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA). Avant de devenir Ministre, Conseillère en charge de la Santé, des Affaires Sociales et du Genre á la primature de 2020 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement le 23 juin 2021 comme ministre de la Promotion du Genre et de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant. Membre de plusieurs organisations féminines, elle a reçu en 2020 le médaille de Grand Officier dans l’ordre du Mérite Centrafricain.

Ministre chargé des Mines et de la Géologie : Rufin Benam-Beltoungou

Rufin Bénam-Beltoungou est un cadre du ministère des mines et de la Géologie. Il a été responsabilisé très tôt dans ce département ministériel pendant le régime de François Bozizé L’actuel ministre a été Directeur Général de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) jusqu’en 2012. Il est aussi membre de l’Association africaine de l’eau. Soutien du président Faustin Archange Touadera depuis 2015, Rufin Bénam-Beltoungou est aussi membre du Mouvement Cœurs-Unis, le parti au pouvoir. Depuis 2016 où le président Touadera a accédé au pouvoir, Rufin Bénam-Beltoungou a été nommé à la Présidence comme conseiller en matière de ressources minières de 2016 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement Dondra.

Ministre chargé de l’agriculture et du développement rural : Eric Rekosse-Kamot

Le Ministre chargé de l’agriculture et du développement rural Eric Rekosse-Kamot est un nouveau encore moins connu du public centrafricain. Il est un expert-comptable, gérant du cabinet ARFICO, crée depuis 1999. Eric Rekosse-Kamot est ressortissant de l’Université de Poitiers en France. L’actuel ministre de l’agriculture et du développement rural  a géré le commissariat aux comptes des grandes sociétés et institutions de la place. Il fut même Mandataire Judiciaire au Commercial Bank Centrafrique (CBCA). Eric Rekosse-Kamot est un homme politique, vice-président du Mouvement National des Indépendants (MOUNI), un mouvement politique qui fait partie de la majorité présidentielle.

Ministre chargé des petites et moyennes entreprises et de la promotion du secteur privé : Mohamed Lawan

Titulaire d’une Maîtrise en Sciences de Gestion des Entreprises, ressortissant de l’institut de gestion des entreprises à l’Université de Cotonou en 1989, Mohamed Lawan est une figure connue et reconnue dans le monde des PME et du secteur privé centrafricain. Du Directeur Administratif et financier du projet PDREN (1990-1996) au Directeur du Centre Hospitalier universitaire Elisabeth Maman DOMITIEN (2010-2013), en passant par le Directeur de Cabinet du ministère des Postes et Télécommunications (2003-2006) et Directeur de Ressources Humaines et de l’exploitation à la société de Transport Inter Urbain,TODA (2006-2009), Mohamed LAWAN vient de quitter son poste de chargé de Mission en matière d’Administration financière au cabinet du Président de l’Assemblée nationale qu’il occupe depuis 2019 pour rejoindre le gouvernement Dondra. Dans la vie politique, il est le 1er vice-président du parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), parti fondé par l’ancien président André Kolingba. 

Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme : Vincente Maria Lionelle Jennifer Saraiva-Yanzere

Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva-Yanzere, ministre des Arts, de la culture et du tourisme semble être méconnue du public centrafricain. Diaspora centrafricaine de France, elle est née en 1979 d’un père Centrafricain d’origine portugaise et d’une mère centrafricaine. Agent commercial, elle a fait le négoce pour la société MAG-Force, qui est une grande société française. Elle a travaillé pour la zone Afrique centrale notamment au Congo, en RDC, au Gabon, au Tchad. Après, elle créé une grande association panafricaine qui s’appelle Reine des Bantous. Cette association qui fait la promotion de la culture bantoue est installée dans plusieurs pays de l’Afrique Centrale (Gabon, Centrafrique, Cameroun, Congo, RDC…). En 2015, Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva-Yanzere démarre la première édition de Gala puis en 2018, elle organise en France « le Gala de la Royauté Africaine » pour élire une Reine bantoue, un peu différent des Miss. A Bangui, elle organise en 2016 un grand gala avec les femmes déplacées et avec les femmes à l’Assemblée nationale. De son parcours, elle a travaillé beaucoup plus avec les femmes, les femmes vulnérables. Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva-Yanzere repart en France pour travailler dans une société qui appuie les personnes de 3eme âge avant de revenir créer l’Action Soutien à Touadera (AST) qu’elle coordonne. AST mobilise au moins 2 millions de personnes qui soutiennent les actions et la vision du président Touadera.  Son association a œuvré de concert avec le MCU pour la réélection du président Touadera.

Ministre chargé de l’Urbanisme, de la réforme foncière, de la ville et de l’Habitat : Nicole Nkoue

Nicole NKOUE fait partie des nouveaux ministres dans le gouvernement Dondra et encore moins connue par la population centrafricaine. Cette personnalité politique a dans son parcours travaillé au ministère du tourisme avant d’immigrer en France. Là,  elle ouvre un cabinet d’étude. Nicole NKOUE fait partie des fervents militants du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), qu’elle représente au sein du gouvernement Dondra. Lors des dernières élections législatives, elle fut candidate dans la 3eme circonscription du 3eme arrondissement de Bangui mais n’a pas pu franchir le cap du second tour. Elle fait partie aussi des femmes leaders du parti RDC et défenseures des droits de la femme.

Ministre chargé du travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle : Mme Michelle Mwanga

Diplômée (Master) en Gestion des Ressources Humaines de l’école des ingénieurs CESI de France. Après avoir été à la tête des ressources humaines, de la communication interne, les relations publiques, les relations clients et la RSE (responsabilité sociétale en entreprise) pendant plus de 10 ans au sein de la filiale du groupe Orange en Centrafrique, Mme Michelle MOUANGA née GAMBOR devient Ministre du travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle. Ancien membre du comité de pilotage du DDRR, elle est une femme mariée, mère de trois enfants.

Ministre Délégué

Ministre délégué auprès du ministre d’Etat du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement, chargé du suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation : Gilbert Toumou Deya

Patron du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un groupe armé opérant dans le nord du pays, Gilbert Toumou Déya a été signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation national du 6 février 2019 négocié à Khartoum au Soudan et signé à Bangui. Au bénéfice de cet accord, il a été ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des relations avec les groupes armés. Il a aussi servi en 2017 comme Conseiller à la présidence de la République. Après sa démission comme ministre délégué à la Primature, il a été nommé ministre spécial, Coordonnateur du DDRR, RSS et RN à la présidence de la République, avant de rentrer dans le gouvernement comme ministre délégué. Gilbert Toumou Déya a la chance de participer à de nombreuses négociations pour la paix dans le pays, notamment les négociations pour l’accord de Libreville 2012-2013, les négociations pour la mise en place des conditions du forum de Bangui à Brazzaville et les négociations pour le dernier accord politique pour la paix.  

Présentations réalisées par Fridolin Ngoulou et Brice Ledoux Saramalet/Oubangui Médias