*FRONT RÉPUBLICAIN**COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°202/23* *RELATIF À UNE PRÉSENCE MILITAIRE RUSSE ET AMÉRICAINE EN TERRITOIRE CENTRAFRICAIN*

Le Front Républicain par le présent communiqué annonce après avoir suivi par les canaux des médias l’installation dans les jours à venir d’une société militaire américaine Bancroft Global Développement sur le territoire centrafricain afin de renforcer les capacités des forces armées centrafricaines en juxtaposé à la société paramilitaire russe Wagner.

A cet effet à l’issue d’une réunion extraordinaire, le Front Républicain s’est fait le devoir patriotique d’ouvrir le débat sur la problématique de la présence militaire russe et américaine sur le territoire centrafricain, auquel il y’a eu deux points de vue contradictoires.

Affirmatif pour certains  » les réformistes » et négatif pour certains  »les révolutionnaires », cette géométrie dans l’espace avec des variables inconnus s’avère pour certains une équation et pour d’autres une inéquation. Le Front rappelle que la nouvelle a pris son ampleur dès l’annonce de la proposition américaine au détriment d’une distance entre Bangui et Moscou, afin d’obtenir le retrait des paramilitaires Wagner, étant intervenus depuis l’apparition et l’éclipse des terroristes de la CPC, triturés par la coalition des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais.

Pour le front les résultats probants obtenus par cette courte opération militaire s’avère très convaincant pour l’opinion publique centrafricaine, suite à l’échec de l’opération militaire français dénommée « sangaris » et l’impuissance des forces onusiennes devant plusieurs cohortes des groupes armés fractionnés de l’ex coalition seleka et de leurs rivaux antibalaka.

Le Front se joignant à la position négative des révolutionnaires, ayant depuis un temps record scruté les forces et faiblesse des opérations militaires à l’aube de la crise en 2013, et en tirant aussi leçon de la genèse des crises en République Centrafricaine, depuis l’indépendance, il est ressorti de la réflexion une aboulie de l’ancienne puissance coloniale, placée en filigrane aux organismes et pays alliés membres de l’Organisation TransAtlantique Nord (OTAN), dont les États Unis d’Amérique et la Grande Bretagne, bénéficiant du droit de véto, et disposant d’une importante part dans les institutions financières internationales de crédit (FMI et Banque Mondiale) afin de mettre la pression politique par des gels d’appui budgétaire, l’embargo sur les armes à destination des forces armées centrafricaines, dont le but est de pérenniser la crise et maintenir la République Centrafricaine sous la dépendance éternelle et servir de pré-carré français.

Pour le Front ce qui veut dire que les révolutionnaires lorgnent la main de l’ancienne métropole derrière l’offre des USA et craignent une rupture avec le nouveau partenaire russe qui se montre réaliste dans sa promesse face à la lutte contre le terrorisme et la prolifération des groupes armés et bandits de grand chemin en Centrafrique.

Un proverbe dit l’homme prudent voit le mal de loin. Dit-on que la main tendue américaine n’est pas par hasard une trappe aux autorités centrafricaines ?

Si Oui, la crainte des révolutionnaires est voir la Russie se retirer du Centrafrique après l’arrivée des américains et revoir à nouveau le pays, sombré dans une profonde crise, par conséquent il faudrait la rejeter.

Si non, va t’elle être appréciée par le nouveau partenaire russe ? D’une part Non, d’après la lecture des confrontations géostratégiques et géopolitiques entre la Russie et les pays de l’OTAN dont les USA, France etc…, le bras de fer sur l’opération spéciale lancée par la Russie en Ukraine, les menaces d’un affrontement militaire entre autres font craindre un revirement de la situation et placé la République Centrafricaine au coeur des scandales diplomatiques et politiques, dont entre autres la déstabilisation de la situation sécuritaire comme au Soudan.

Et d’autre part OUI, cela s’aggraphe au point de vue des réformistes optimistes à une possible présence russe et américaine à la fois sur le territoire centrafricain, de la même sorte de la présence des astronautes Russes et Américains dans l’agence spéciale, depuis plusieurs décennies, ces états rivaux malgré leurs divergences continuent de coopérer dans plusieurs domaines dont la télécommunication etc.

A cet ordre d’idée, l’on peut adjoindre la vision de la politique étrangère du Président de la République Centrafricaine, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, qui dans une assertion, a prôné qu’il y’a de la place pour tout le monde en Centrafrique.

Ce qui veut dire pour le front que la République Centrafricaine est ouverte à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux disposés à l’accompagner dans le processus de son développement. Plus loin, les réformistes clament du Rwanda, allié indéfectible de la République Centrafricaine et à la fois allié des États Unis d’Amérique, intervenants au Rwanda dans la formation et la dotation des intrépides forces spéciales rwandaises dont une partie déployée en Centrafrique.

En somme, pour le front la proposition américaine qui pourrait être traduite par l’arrivée probable de la Société militaire Américaine Bancroft Global Développement serait la bienvenue au cas où elle ne porte pas atteinte à la souveraineté de l’État centrafricain, et ne met pas en cause la relation bilatérale entre la République et ses partenaires dont la Russie dont il suffit seulement aux autorités légitimes du pays de réguler et réglementer les domaines et zones d’intervention tout comme se fait avec le Rwanda, l’EUTM, la MINUSCA et consorts, au cas contraire c’est une proposition à tableter.

L’aigle et l’ours peuvent être accueillis chez le lion.

Fait à Bangui, le 29 décembre 2023

Le Président*Héritier DONENG*