À l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications, célébrée chaque 17 mai, la République centrafricaine (RCA) a également marqué cette commémoration. Selon le chargé de mission en économie numérique, au Ministère des Postes et télécommunications, Gauthier Guezewane Gbowe, le thème retenu cette année est : « Perspectives de renforcement de la résilience des infrastructures numériques en République centrafricaine ».
D’après ce dernier, la Centrafrique a connu des avancées majeures dans le secteur des télécommunications. Au cours des années 1980-1990, le pays a connu la naissance de la SOCATI après la SOCATEL. Ensuite, en 1997, les réseaux mobiles ont fait leur apparition. Depuis 2016 jusqu’à aujourd’hui, une autre évolution majeure a été enregistrée avec la construction de l’infrastructure nationale en fibre optique.
La République centrafricaine dispose actuellement d’environ 2 200 kilomètres de fibre optique reliant le pays au Congo et au Cameroun. Par la suite, la 4G a été lancée avec les opérateurs de téléphonie mobile, notamment Orange, Moov Africa et Telecel.
L’accès à Internet haut débit via satellite a également été introduit grâce à la technologie Starlink. Cette technologie permet aujourd’hui de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national et de fournir des services numériques aux populations.
« Notre pays a donc connu des avancées importantes en matière de télécommunications, de régulation et de développement des services numériques », a-t-il expliqué.
Malgré ces progrès, plusieurs défis restent à relever. Il s’agit notamment du déploiement de davantage d’antennes relais dans les 20 préfectures du pays, de l’extension de la 4G au-delà de Bangui, de la poursuite du maillage du territoire national en fibre optique, de la démocratisation de l’utilisation des technologies numériques, du raccordement de l’ensemble des administrations publiques ainsi que du rapprochement des services numériques des populations, a-t-il détaillé.
Cependant, les avantages attendus sont nombreux. « Notre pays devient progressivement un territoire connecté. Les citoyens entrent dans l’ère du numérique. Notre économie pourra connaître un développement important et les populations auront accès aux mêmes opportunités que le reste du monde. Les services publics pourront être fournis directement dans les zones de résidence des citoyens, sans qu’ils aient besoin de se déplacer jusqu’à Bangui. Nous pourrons aussi développer la fiscalité numérique et renforcer l’économie digitale », a-t-il ajouté.
Selon le chargé de mission, plusieurs projets à long terme demeurent en perspective. Ces projets concernent notamment l’extension de la fibre optique sur l’ensemble du territoire centrafricain. Pour assurer une couverture efficace du pays, environ 12 000 kilomètres de fibre optique seraient nécessaires.
L’ambition est également de faire passer des réseaux de fibre optique depuis l’Afrique du Sud jusqu’à l’Afrique du Nord en traversant la République centrafricaine. De la même manière, des connexions pourraient relier Douala à Addis-Abeba en passant par Bangui, Bria et Obo, a expliqué Gauthier Guezewane.
« Notre ambition est également de préparer l’arrivée de la 5G, de développer les data centers ainsi que les technologies liées à l’intelligence artificielle », a-t-il conclu.
Malgré les défis persistants, les autorités misent sur le développement du numérique pour renforcer l’accès à la communication et contribuer au développement de la République centrafricaine.
Oloria Sang

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