Dans le cahier de charge du projet Londo en collaboration avec le gouvernement centrafricain, il est prévu une rétrocession des matériels de nettoyage aux autorités locales des zones cibles du projet.

C’est dans ce contexte qu’une mission conjointe gouvernement (ministère du plan et de l’administration du territoire) avec le projet Londo, s’est rendue du 29 août au 05 septembre dernier dans la préfecture de l’Ombella-M’poko en vue de rétrocéder les kits de débroussaillage à la population des localités pilotes.

D’abord, les zones cibles sont entre autres les sous-préfectures de Bossembele, Bossemptele, Yaloke et Boali avec leurs communes et villages. Ces kits composés de brouettes, houes, machettes, bottes, casques, pousse-pousse, bidons et autre, leurs ont été remis pendant les cérémonies organisées dans les différentes municipalités en présence des autorités et la population locale. Le but est de leur permettre d’assurer la relève du projet Londo qui est enfin de mission dans leur préfecture après une année d’activité en plein temps.

Dans ces différentes interventions, Christelle Toumbi, coordonnatrice régionale de Londo à Boali, Bossemptele et Yaloke, précise que ces matériels consistent à mettre la propreté dans ces secteurs, car selon elle, c’est une manière pour son institution de lutter contre l’insalubrité à quelques jours de la rentrée scolaire.

Un comité de gestion a été déjà mis en place en amont en vue d’assurer le contrôle de ces kits pour que cela ne soit pas dilapidé dans la nature. Christelle Toumbi, interpelle les autorités locales de travailler en équipe avec ce comité pour le bien être de la population. « Nous demandons aux maires et aux sous-préfets de non seulement veiller sur ledit comité mais de le laisser travailler en toute quiétude », a-t-elle expliqué avant de signaler qu’un arrêté signé par les ministres concernés fait interdiction aux autorités locales d’utiliser ces kits à leur gré.

C’est un geste salutaire apprécié par Aristide Selengoumo, maire de Bossembele qui se réjouit en ces termes : «Nous remercions le gouvernement et son partenaire Londo qui n’ont ménagé aucun effort pour nous aider dans ce sens, puisque ces kits nous permettront d’enlever les herbes qui poussent comme les champignons dans nos localités et de procéder aux travaux de curage », a-t-il témoigné.

Jean de Dieu, un habitant du village Lambi, proche de Boali, regrette la fin du projet Londo dans sa zone : «  Cette initiative m’a permis d’avoir un filet et une pirogue pour exercer mon activité de pêche qui m’apporte un peu de sou chaque jour. Mais avec le départ de Londo dans notre localité, qu’allons- nous faire? », s’est-il interrogé.

En effet, lors de l’exécution du projet Londo depuis un an dans la préfecture de l’Ombella-M’poko, plusieurs travaux ont été réalisés à savoir : le curage des canaux d’évacuation d’eau, le débroussaillage des herbes, le nettoyage des lieux publics, la construction de certains points d’eau, des centres de santé, des routes etc. La main d’œuvre est locale ou plus de 10.000 bénéficiaires ont été recrutés à base d’un tirage au sort. Donc, le travail est effectué en 40 jours pour une rémunération de 60.000FCFA par bénéficiaire avec un vélo offert à la fin du projet pour leur permettre de se relever.

Ce projet qui s’exécute dans plusieurs villes du pays est un soulagement pour les bénéficiaires directs et indirects. Londo est un projet d’urgence et de relèvement du gouvernement centrafricain, est financé par la Banque Mondiale. A travers les activités de la haute intensité de main-d’œuvre (THIMO), ce projet fourni un emploi temporaire aux personnes vulnérables et facilite l’accès aux services de base sur l’ensemble du territoire national. Il prendra fin sur toute l’étendue du territoire le 24 juillet 2024.

Judes Romain Koualet.