Le Salon National sur l’Entrepreneuriat Féminin (SANEF) se poursuit dans la ville de Bangui. Des conférences se font à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et une grande exposition au Stade Omnisport. Ce Salon, une première en République centrafricaine ouvert le 04 mars, est initié par la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneurs de Centrafrique (FAFECA).
Des thèmes forts ont été développés à la 2e et 3e journée du SANEF avec des panelistes nationaux et ceux venus de Diasporas, entre autres sur la situation de l’entrepreneuriat féminin, l’état des lieux de l’entrepreneuriat féminin, les services disponibles pour les Entreprises en général.
De la situation de l’entreprenariat Féminin au rapport synthèse des foires, formations et campagnes Consommons local, suivi des entretiens avec les femmes en 2023, sans oublier le partage d’expériences de certaines femmes et l’échange sur les services disponibles pour le Entreprises en général, le 2e jour du Salon national de l’entrepreneuriat féminin a été bien dosé. Se servir des opportunités du numérique pour vendre ses produits ; faciliter les démarches administratives pour encourager les femmes à quitter le secteur informel au secteur formel ; braver la peur pour entreprendre, surtout dans l’agrobusiness ; les questions des charges sociales, impôts, douanes qui pensent sur le monde entrepreneurial…sont là des points forts des sujets débattus.
Selon Fréderic Inamo, Directeur Général de la Douane centrafricaine, les gens ne s’informent pas bien avant de se lancer dans l’entrepreneuriat. « S’ils veulent faire le commerce qu’ils aillent au niveau de la douane parce que nous jouons le rôle promoteur des entreprises, le rôle des conseils des entreprises. Si une personne veut acheter un véhicule à 400.000 FCFA par exemple, elle s’arrête à ce niveau alors qu’il y a le transport et la douane à prendre en charge. Il faudrait qu’elle demande auprès de la douane comment est-ce que je peux faire pour que mon véhicule puisse arriver à Bangui. Nous les orienterons vers le ministère du commerce afin de souscrire un document qui s’appelle déclaration de profession commercial, ce document va permettre de passer les commandes», a-t-il expliqué.
A la 3e journée, le panel a abordé le statut juridique des entreprises en République centrafricaine, qui selon l’une des panelistes est un véritable problème. A ce sujet, des conseils ont été prodigués, notamment sur la procédure à suivre pour être en règle. Selon Madame Chrésia Loumandet, notaire, beaucoup de personnes ouvrent des entreprises de façon informelle mais, ils ont deux moyens de le faire : Se rapprocher d’un notaire soit du guichet unique pour la formalité des entreprises pour l’accessibilité des dossiers juridiques.
Il a été mentionné que le côté professionnel d’une personne ne devrait en aucun cas être un obstacle pour entreprendre ou être un entrepreneur. De plus, la situation du numérique a été abordée par Brice Ekomo Soignet, un véritable problème pour certaines femmes qui estiment que les coûts d’internet en Centrafrique reste élevé et l’analphabétisme domine le milieu féminin.
Une satisfaction pour la promotrice
Au bout de 3 jours des débats, Portia Deya Abazène, présidente de la FAFECA fait le point: « Pour une première impression, très sincèrement avec mon petit cœur d’enfance, si je le reprends, j’ai l’impression de rêver. C’est comme le disait Martin Luther King que j’aime bien son histoire, c’est un rêve qu’on a et qu’on le voit réaliser. Alors, je vais paraphraser aussi le père de la Nation centrafricaine qui a honoré de sa présence à l’ouverture du Salon, qui disait que le SANEF constitue une vitrine exceptionnelle un élément majeur pour la relance de l’économie centrafricaine. Cette phrase nous a beaucoup parlé, toutes ces femmes qui sont venues des provinces, nous avons un levier pour le développement de la RCA. C’est dommage qu’on ne veuille pas le mettre en valeur et le SANEF est là pour ça. C’est quand tu poses un acte dans la vie et que ton acte est sincère, désintéressé et fait par amour, je pense que tu as ce résultat-là ».
Des thématiques et visites continuent pour le reste du Salon. Des visites guidées sur des sites entre autres la ferme Agri vision à Damara, la ferme le Paysans…ont coloré les travaux du SANEF.
Le SANEF enregistre déjà un succès incontestable pour son caractère inclusif et les grandes réalisations enregistrées durant les jours des activités.
Dorcas Bangui Yabanga

Commentaires récents