Premier pays africain à adopter la cryptomonnaie en Afrique et deuxième au monde après le Salvador, la République Centrafricaine (RCA) est déterminée à faire profiter à son pays les avantages du Bitcoin et les crypto-monnaies. C’est dans cet esprit que le Président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra a rencontré le 05 juillet à Dubaï le PDG de crypto-monnaie Binance, le sino-canadien, Changpeng Zhao.

 Selon la Présidence de la République, l’enjeu de cette rencontre entre le Chef d’Etat et le PDG de Binance qui est expert en négociation est d’accompagner la RCA. C’est ce qu’a annoncé la presse présidentielle indiquant que « le Président Directeur général de Binance a pris l’engagement d’accompagner la RCA (..), dans l’utilisation de son Sango coin, dans le cadre de sa règlementation, dans le domaine de conseil en tokenisation qui est un protocole de paiement sur Internet, de l’acquisition de la liquidité financière pour la réalisation des grands projets de développement ».

Au centre des échanges figure aussi et « surtout la formation des jeunes » pour « une parfaite maîtrise de la crypto-monnaie ».

Si la cryptomonnaie est combattue par une frange des centrafricains, beaucoup l’encourage en dépit des risques qu’elle comporte. A propos, Mr Roger Magloire Keumo Tsiaze en commentaire au post de la presse présidentielle conseille au Centrafrique qu’« il ne faut cependant pas confier les commandes et la sécurité de cette monnaie aux étrangers, de peur que les spéculations conduisent à baisser les coûts du Sango Coin. Il faut y mettre les pas, un après l’autre, tout doucement ». Puis, un autre d’évoquer que la « Cryptomonnaie Sango coin sera listée sur Binance d’ici peu… »

A titre de rappel, avant de croiser le Président Touadera, Changpeng Zhao a visité la Côte d’Ivoire et le Sénégal, début juillet, dans le cadre d’une tournée mondiale visant à se connecter avec les Binanciens à travers le monde et collaborer avec les décideurs politiques. Ce voyage a été l’occasion d’échanger avec les chefs d’États et de discuter des cadres réglementaires et/ou de l’éducation cryptographique dans les pays respectifs.

Junior Max Endjigbongo