Étant une maladie dont la transmission se fait par contact du sang d’une personne infectée à une personne, le SIDA est une maladie des vieux temps qui continue de sévir dans le monde et particulièrement en Centrafrique.  Pour ce faire, docteur Augustin Balekouzou nous parle ce samedi 15 octobre à Boali de l’intérêt du dépistage comme étant l’un des moyens de prévention du SIDA et des IST.

Dans le but de mieux se prévenir du SIDA et des IST, il est judicieux de faire son test de dépistage, qui, est semblable à une porte d’entrée au statut sérologique de l’être humain. La Centrafrique est l’un des pays les plus touchés par la maladie du  Sida. Selon un rapport du ministère de la santé, le pays est caractérisé par une épidémie de type généralisé avec une prévalence estimée à 2,7% chez les personnes âgées de 15 à 49 ans. Le nombre des personnes vivant avec le VIH est estimé à 83.000 y compris les enfants. Face à ce nombre élevé, la contamination peut être progressive d’une manière ou d’une autre si rien n’est fait pour l’arrêter.

Depuis un certain temps, la lutte contre le VIH et le Sida est tombée dans les oubliettes et les gens ont tendance à la protection contre cette maladie, entre-temps, le Sida continue d’être propagé d’un individu à l’autre par les trois voies qui sont: la voie sexuelle, la voie sanguine et de la mère à son enfant pendant l’accouchement. Le vagabondage sexuel de plus en plus pratiqué en Centrafrique est l’un des facteurs favorisant la  propagation du Sida.  Les risques deviennent plus élevés si l’on ajoute la consommation des liqueurs ou de la drogue injectable.

Face à cela, le ministère de la santé publique, l’Onusida, le Comité National de Lutte contre le SIDA CN/CNLS et les autres partenaires de lutte contre le Sida prônent le dépistage comme l’un des moyens efficaces de la prévention du Sida. Le Docteur Augustin Balekouzou, Conseiller en Épidémiologie à  la coordination nationale du comité national de lutte contre le sida, nous montre l’intérêt du dépistage: « Le dépistage est la seule porte d’entrée dans le circuit de la prise en charge des personnes vivant avec la maladie. Si vous ne vous faites pas dépister, vous ne pouvez pas connaître votre position, vu que le VIH est  une maladie qu’on ne regarde pas à l’œil nu. Pour déclarer qu’une personne est séropositive, il faut nécessairement passer par le dépistage. C’est pourquoi, on dit en d’autre terme que le dépistage est le seul moyen d’entrée dans le circuit de la prise en charge afin de garantir la santé de la population ».

Entre-temps, ce dernier a fait mention de l’importance du dépistage quand une personne est encore en bonne santé « Quand une personne normale fait son dépistage, cela lui permet de se protéger davantage quand il est séronégatif. Mais si la personne est infectée, cela lui permet l’accès anticipé au traitement. Il ne fera jamais la maladie du Sida qui est l’étape avancée du VIH »,  explique-t-il.

Par ailleurs, la nouvelle loi qui vient d’être votée à l’assemblée nationale le 6 octobre dernier a également pris en compte la question de l’âge du dépistage qui est ramené de 18 à 15 ans afin de favoriser le dépistage des adolescents. Notons que cet échange a été réaliste suite à la formation des journalistes sur la prévention des IST VIH SIDA la planification familiale et les VBG tenue du 12 au 15 octobre 2022 à Boali.

Belvia Espérance Refeïbona.