Les épreuves écrites du Brevet des Collèges (BC) 2026, ont été ce mardi 9 juin en République centrafricaine. Dès les premières heures de la matinée, des centaines de jeunes élèves ont convergé vers les différents centres d’examen de Bangui, parmi lesquels le Lycée de Gobongo, le Lycée Barthélemy Boganda, le Lycée de Miskine, le Lycée des Martyrs, le Lycée Marie Jeanne Caron ou encore l’École Centre Fille.

Dans la plupart des centres visités, le constat est rassurant : les candidats se sont présentés sereins, confiants et déterminés à affronter les épreuves. L’ambiance dans les salles témoignait d’une préparation sérieuse et d’un optimisme partagé. Les visages, parfois crispés par l’enjeu, laissaient transparaître une volonté commune : réussir ce passage décisif vers le lycée.

Loelice Mboutou, rencontrée devant l’École Centre Fille, a exprimé sa confiance avec un sourire lumineux : « Je me suis bien préparée pour le BC. J’ai travaillé régulièrement et je suis confiante. Je crois que mes efforts vont payer et que je réussirai mes épreuves. » Ce témoignage illustre l’état d’esprit de nombreux élèves, convaincus que leur travail acharné portera ses fruits.

Pour garantir le bon déroulement des épreuves, les autorités académiques ont pris des dispositions strictes. Célestine Dozzoua, proviseure du lycée Marie-Jeanne Caron et présidente du jury au centre numéro 1 du Lycée Barthélemy Boganda, a détaillé les préparatifs :

« L’Inspection Académique nous avait conviés à une réunion préalable pour prodiguer des conseils et mettre à notre disposition les sujets et cahiers. Nous avons ensuite affiché les noms et numéros des candidats. Ce matin, nous avons démarré avec les épreuves, en plaçant des surveillants dans toutes les salles. La sécurité a été assurée par le commissariat du 4e arrondissement et la protection civile était mobilisée en cas de besoin. »

Ces mesures témoignent d’une volonté claire de sécuriser l’examen et de créer un environnement propice à la concentration des élèves.

Malgré cette organisation, quelques incidents ont été relevés. Dans certains centres, des irrégularités administratives ont perturbé le bon déroulement : noms absents des listes officielles, confusion dans l’attribution des numéros, ou encore affectation erronée de candidats à des salles qui ne leur étaient pas destinées.

Roméo Arnold Constantin Ngrépayo, élève au Lycée des Martyrs, raconte son désarroi : « Je suis venu pour faire le BC, mais je n’ai pas trouvé mon nom sur la liste. Mon numéro était affecté à une autre candidate. J’ai essayé d’expliquer la situation aux responsables, mais on m’a renvoyé d’un bureau à l’autre. Je ne comprends pas, en principe c’est à eux de nous aider. »

Ce témoignage met en lumière les difficultés rencontrées par certains candidats, confrontés à des erreurs administratives qui ajoutent du stress à une journée déjà cruciale.

Face à ces imprévus, Célestine Dozzoua a tenu à encourager les élèves : « Comme je l’ai dit dans les salles, c’est le courage qui prône. Ils doivent être concentrés pour la fiabilité de leur examen. Certains enfants, dès le lancement des épreuves, ont peur et se sentent perdus. Mais toutes les mesures sont prises pour les accompagner. »

Ces paroles traduisent la volonté des encadreurs de maintenir la confiance des candidats malgré les perturbations.

Au-delà des incidents isolés, l’ensemble des épreuves s’est déroulé dans un climat calme et discipliné. Les surveillants ont veillé au respect des consignes, la sécurité externe a été assurée, et les élèves ont montré une grande maturité dans leur comportement.

L’optimisme général laisse espérer une session réussie pour la majorité des candidats. Les irrégularités, bien que regrettables, n’ont pas entaché l’esprit de sérieux et de détermination qui a marqué cette journée.

Le Brevet des Collèges reste un moment charnière dans le parcours scolaire des jeunes centrafricains. Il symbolise la transition vers le lycée et constitue une étape décisive pour l’avenir académique. La mobilisation des enseignants, des surveillants, des parents et des autorités démontre l’importance accordée à cet examen national.

Pour les élèves, c’est aussi une épreuve de maturité : apprendre à gérer le stress, à surmonter les imprévus et à faire preuve de discipline. Les propos de Loelice Mboutou et de Roméo Ngrépayo illustrent les deux facettes de cette expérience : la confiance née d’une préparation rigoureuse et la frustration face aux aléas administratifs.

Le lancement du Brevet 2026 à Bangui s’est déroulé dans une atmosphère contrastée : d’un côté, la sérénité et la confiance des élèves, portées par une préparation sérieuse et des mesures de sécurité renforcées ; de l’autre, des dysfonctionnements administratifs qui ont semé la confusion dans certains centres.

Mais au-delà des incidents, l’image dominante reste celle d’une jeunesse déterminée à réussir, soutenue par des encadreurs vigilants et des autorités mobilisées. Le Brevet des Collèges 2026 s’annonce comme une étape marquée par la résilience et l’espoir, reflet d’une génération prête à relever les défis de son avenir.

Dieu Béni Anderson Kabou