Le procès de Guen a repris le mardi 27 janvier à la Cour pénale spéciale à Bangui. Au cours de cette journée d’audience, la Cour a entendu un témoin, victime de violences basées sur le genre. Pour des raisons de sécurité, la section d’assises a ordonné que le procès se tienne à huis clos.

Pour rappel, le procès de Guen concerne six accusés : Mathurin Kombo, François Boybanda, alias Baléré, Philémon Kahena, alias CB, Dieudonné Gomitouna, Edmond Beina et Jean Bahara. Ils sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été perpétrés entre février et mars 2014 dans la sous-préfecture de Gadzi, notamment dans les localités de Guen, Djomo et Gadzi.

Les poursuites portent premièrement sur les chefs de crimes contre l’humanité : meurtre et tentative de meurtre, extermination, persécution, déportation ou transfert forcé de population, viol et autres formes de violences sexuelles de gravité comparable, ainsi que d’autres actes inhumains, y compris les mariages forcés.

Deuxièmement sur les crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, atteintes à la santé et au bien-être physique ou mental, traitements cruels tels que la torture et les mutilations, attaques contre la population civile, viol, pillage et déplacement forcé de la population civile.

Pour l’instant, les accusés bénéficient de la présomption d’innocence et sont présumés innocents. Le procès a commencé le 30 octobre 2025 et sept témoins ont déjà été entendus par la Cour.                    

Déus Gracias Tchémanguéré