L’Autorité Nationale des Élections (ANE) a tenu ce mardi, 03 mars 2026 une conférence de presse au siège de l’institution, animée par son Rapporteur Général et Porte-Parole, Jimmy Antony Zitongo. Cette rencontre avec les professionnels des médias s’inscrit dans le cadre du suivi régulier du calendrier électoral et visait à faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs du second tour des élections législatives, couplé au premier tour des législatives partielles ainsi qu’aux élections régionales et municipales partielles.
Dans ses propos liminaires, Jimmy Antony Zitongo a rappelé que la République centrafricaine venait de franchir une étape importante avec la publication des résultats de l’élection présidentielle et du premier tour des législatives. Cette phase, selon lui, s’est déroulée grâce à la mobilisation des institutions, des acteurs politiques, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des forces de défense et de sécurité.
Il a toutefois souligné que le processus électoral ne s’arrêtait pas à ces premières consultations : « Conformément aux dispositions légales en vigueur, l’Autorité Nationale des Élections poursuit activement ses missions afin d’assurer la tenue des scrutins légaux dans le strict respect du cadre juridique et des principes démocratiques. »
Le porte-parole de l’ANE a structuré son intervention autour de trois points majeurs : L’enregistrement des candidatures aux élections partielles prévues le 26 avril 2026. La synthèse des résultats des législatives du premier tour. La suite du chronogramme électoral et des résultats des législatives.
Selon les explications fournies, la période d’enregistrement des candidatures s’est déroulée du 29 janvier au 7 février 2026 à Bangui, conformément aux articles 42, 142, 144 et 193 du Code électoral. À l’intérieur du pays, les délais ont varié selon la réception des formulaires par les autorités régionales, mais ont respecté la limite des dix jours prescrits.
Les services compétents de l’ANE ont reçu de nombreux dossiers. À Bangui et Begoua, 29 candidatures ont été validées pour le premier tour des élections régionales partielles, dont 23 hommes et 6 femmes. Deux dossiers ont été rejetés pour non-conformité. À l’intérieur du pays, 79 candidatures ont été validées (69 hommes et 10 femmes), tandis que quatre dossiers ont été rejetés.
Pour les élections municipales partielles, 12 dossiers ont été validés entre le 9 et le 24 février, et les listes provisoires ont été publiées le 25 février. Le porte-parole a insisté sur le fait que les décisions de validation ou de rejet reposent uniquement sur les dispositions légales et l’analyse objective des pièces, sans aucune considération politique ou subjective.
Le Conseil constitutionnel ayant publié les résultats, l’ANE retient que : 43 circonscriptions iront au second tour, dont 6 femmes candidates. 8 circonscriptions ont été annulées. 11 circonscriptions iront pour un premier tour des législatives, incluant trois circonscriptions partielles (deuxième circonscription du 6e arrondissement, Talé 1 et Bambouti) ainsi que les huit invalidées. Cette configuration illustre la complexité du processus et la nécessité de maintenir une organisation rigoureuse.
Le chronogramme électoral prévoit plusieurs phases : La période de contentieux des candidatures devant les tribunaux administratifs. La publication définitive des candidatures.
La campagne électorale, qui devra se dérouler dans le strict respect des dispositions légales. La tenue des scrutins le 26 avril 2026.
Jimmy Antony Zitongo a assuré que toutes les dispositions logistiques, administratives et sécuritaires étaient en cours de mise en œuvre afin de garantir un scrutin « libre, transparent, inclusif et crédible ».
Le porte-parole de l’ANE a lancé un appel aux différents acteurs : Aux partis politiques et candidats, pour qu’ils fassent preuve de responsabilité et de civisme. Aux médias, pour qu’ils continuent d’assurer une information professionnelle, équilibrée et conforme à l’éthique. Aux partenaires nationaux et internationaux, pour qu’ils poursuivent leur accompagnement au processus électoral.
« Ces élections partielles constituent un maillon important du renforcement de notre démocratie et de la consolidation de l’État de droit », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de l’ANE à conduire le processus dans le strict respect de la légalité, de la neutralité et de l’impartialité.
La conférence de presse tenue ce jour à Bangui a permis de clarifier l’état d’avancement du processus électoral et de rassurer l’opinion nationale et internationale sur la détermination de l’ANE à mener à bien sa mission. À moins de deux mois des scrutins partiels et du second tour législatif, l’institution se veut garante d’une démocratie renforcée et d’un État de droit consolidé.
Rédaction

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