Paru en janvier dans « Dynamique Femme », le Magazine féminin du Groupe Oubangui Médias
À travers un parcours semé de défis et d’opportunités, Tatyana ISAHORA FERREIRA s’impose depuis près de vingt ans comme une figure incontournable de la décoration événementielle, en République centrafricaine comme en France. À la tête de Tyana Déco, cette entrepreneure au style audacieux et raffiné bouscule les codes d’un secteur en pleine mutation, tout en incarnant une résilience exemplaire portée par sa passion et son savoir-faire. Originaire de la République centrafricaine, Tatyana ISAHORA FERREIRA est mère de deux enfants et entrepreneure passionnée.
Elle partage aujourd’hui sa vie professionnelle entre Bangui et Paris. Si elle réside majoritairement en France, c’est dans la capitale centrafricaine qu’elle concentre l’essentiel de ses activités, dirigeant avec rigueur et créativité son entreprise, Tyana Déco. Cette dualité géographique nourrit son regard et enrichit son approche, faisant d’elle une actrice clé du lien culturel entre ces deux villes.
Une vocation née dans l’enfance
Son parcours débute bien avant la création de son entreprise. « La décoration, c’était déjà en moi », confie Tatiana. Enfant, elle aimait transformer les espaces et orchestrer les événements familiaux, notamment les mariages de ses grandes sœurs. Ce goût pour l’esthétique et l’organisation prendra une forme professionnelle plus tard. Son séjour en Côte d’Ivoire constitue un tournant majeur. Séjournant près de la mairie de Cocody, elle observe chaque week-end les mariages raffinés et les vitrines décorées avec soin, un univers encore peu développé à Bangui à cette époque. Curieuse, elle s’intéresse au métier et trouve auprès d’Éliane Ikonga une congolaise, décoratrice célèbre à Abidjan, sa première formation pratique. Ce passage l’initie à la maîtrise des techniques notamment housses de chaises, nœuds, drapés et autres, qui scelleront son avenir.

Entrepreneuriat et bouleversements
En 2006, Tatiana crée sa première société, Tendance Déco. L’aventure est prometteuse jusqu’aux événements dramatiques de 2013 en Centrafrique, qui l’obligent à tout recommencer. Elle part en France, elle renforce ses compétences et étend son réseau, poursuivant la décoration à l’international. Revenant à Bangui en 2016, elle relance ses activités sous un nouveau nom : Tyana Déco qui est le diminutif de son prénom Tatyana et elle a ajouté Déco pour la décoration. Cette étape marque une nouvelle ère. « Au départ, c’était un simple passe-temps », raconte-t elle. Mais la qualité du travail se fait rapidement remarquer, et la demande explose, portée par un bouche-à-oreille positif. Avec l’aide d’une amie à elle pour les formalités, l’entreprise prend forme, solide et organisée.
Une signature stylistique marquée
Ce qui distingue Tatiana, c’est un style affirmé, où extravagance et élégance se conjuguent. Elle affectionne particulièrement les décorations aériennes et volumineuses, où chaque détail, même invisible, compte. « Même ce qui échappe aux regards des invités, je le soigne », souligne-t-elle. Sa méthode repose sur une écoute attentive des besoins du client, la création de mood boards pour visualiser le projet, des devis détaillés et une planification méthodique. Aujourd’hui, Tyana Déco
Défis et détermination au quotidien
À travers un parcours semé de défis et d’opportunités, Tatyana ISAHORA FERREIRA s’impose depuis près de vingt ans comme une figure incontournable de la décoration événementielle, en République centrafricaine comme en France.
À la tête de Tyana Déco, cette entrepreneure au style audacieux et raffiné bouscule les codes d’un secteur en pleine mutation, tout en incarnant une résilience exemplaire portée par sa passion et son savoir-faire. Originaire de la République centrafricaine, Tatyana ISAHORA FERREIRA est mère de deux enfants et entrepreneure passionnée. Elle partage aujourd’hui sa vie professionnelle entre Bangui et Paris. Si elle réside majoritairement en France, c’est dans la capitale centrafricaine qu’elle concentre l’essentiel de ses activités, dirigeant avec rigueur et créativité son entreprise, Tyana Déco.
Cette dualité géographique nourrit son regard et enrichit son approche, faisant d’elle une actrice clé du lien culturel entre ces deux villes. Une vocation née dans l’enfance Son parcours débute bien avant la création de son entreprise. « La décoration, c’était déjà en moi », confie Tatiana. Enfant, elle aimait transformer les espaces et orchestrer les événements familiaux, notamment les mariages de ses grandes sœurs. Ce goût pour l’esthétique et l’organisation prendra une forme professionnelle plus tard.
Son séjour en Côte d’Ivoire constitue un tournant majeur. Séjournant près de la mairie de Cocody, elle observe chaque week-end les mariages raffinés et les vitrines décorées avec soin, un univers encore peu développé à Bangui à cette époque. Curieuse, elle s’intéresse au métier et trouve auprès d’Éliane Ikonga une congolaise, décoratrice célèbre à Abidjan, sa première formation pratique. Ce passage l’initie à la maîtrise des techniques notamment housses de chaises, nœuds, drapés et autres, qui scelleront son avenir. Entrepreneuriat et bouleversements En 2006, Tatiana crée sa première société, Tendance Déco. L’aventure est prometteuse jusqu’aux événements dramatiques de 2013 en Centrafrique, qui l’obligent à tout recommencer.
Elle part en France, elle renforce ses compétences et étend son réseau, poursuivant la décoration à l’international. Revenant à Bangui en 2016, elle relance ses activités sous un nouveau nom : Tyana Déco qui est le diminutif de son prénom Tatyana et elle a ajouté Déco pour la décoration. Cette étape marque une nouvelle ère. « Au départ, c’était un simple passe-temps », raconte-t elle. Mais la qualité du travail se fait rapidement remarquer, et la demande explose, portée par un bouche-à-oreille positif. Avec l’aide d’une amie à elle pour les formalités, l’entreprise prend forme, solide et organisée. Exercer à Bangui n’est pas sans obstacles.
À côté des difficultés classiques vol de matériel, problèmes logistiques, coûts élevés dus à l’importation s’ajoutent des défis culturels et professionnels à savoir retard fréquent, manque de professionnalisme, incompréhension des tarifs par certains clients. « Accepter l’argent d’un client, c’est accepter d’offrir le meilleur », affirme Tatiana. Cette philosophie se traduit par la mise en place de plans de secours et d’une organisation rigoureuse. Lors d’un mariage en France, où le gâteau a été oublié, sa capacité à improviser a évité un fiasco. Sa résilience et son sang-froid valent aujourd’hui une réputation enviable dans la région. T
ransmission et perspectives Passionnée de formation, Tatiana forme des jeunes sur le terrain, encourageant rigueur et motivation en l’absence de cursus officiels. Elle insiste sur l’importance du travail manuel et technique, car « avant tout, je suis technicienne ». Pour l’avenir, ses ambitions sont d’élargir ses activités vers la décoration intérieure et institutionnelle, s’ouvrir davantage à l’international, et ouvrir à Bangui un grand magasin de décoration, un « Ikea local » qui pourrait révolutionner le secteur emploie huit salariés fixes et seize collaborateurs intermittents selon les événements, témoignant d’un développement solide.
Un message d’espoir À ceux qui veulent suivre ses pas, elle recommande patience et persévérance. « Aujourd’hui, on parle de moi, mais ça fait longtemps que je suis là », conclut-elle, symbole d’une génération de femmes-centrafricaines audacieuses qui réinventent leur métier et contribuent à l’évolution culturelle et économique de leur pays.
Milka Bissidi
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