Les enfants admis au Complexe hospitalier universitaire pédiatrique de Bangui ont reçu une assistance des femmes de la société de sécurité SICA, située au quartier Akoto dans le 2ᵉ arrondissement. Elles leur ont apporté des vivres et des non-vivres pour soutenir leur séjour à l’hôpital. Cette assistance s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars de chaque année.
Ces femmes ont apporté des vivres et des non-vivres composés notamment de savon, de lessive Omo et de riz afin d’aider les enfants et leurs mères pendant la durée du traitement. Elles ont également parcouru les différentes salles pour prier avec les enfants, implorant la grâce de Dieu Tout-Puissant pour leur guérison. Pour ces femmes, la célébration de cette journée ne doit pas se limiter à des réflexions, mais doit aussi se traduire par des actions concrètes envers les personnes en difficulté, notamment dans les hôpitaux et les prisons.
À travers cette visite, les femmes de cette société ont voulu montrer aux mères qui accompagnent leurs enfants à l’hôpital qu’elles sont solidaires d’elles en ce jour symbolique. Ce geste vise également à redonner espoir aux mères éprouvées par la maladie de leurs enfants.
Sara Dorca Saramani, l’une des participantes, explique : « Grâce au soutien de notre Directeur général, nous avons décidé d’apporter une assistance aux enfants qui sont ici avec leurs mamans. Ce sont aussi des femmes comme nous. Elles aimeraient célébrer cette journée, mais elles sont confrontées aux difficultés liées à la santé de leurs enfants. Nous sommes venues pour les fortifier et les consoler. Nous ne pouvions pas venir les mains vides, raison pour laquelle nous leur avons apporté des vivres et des non-vivres afin qu’elles sachent que leurs semblables pensent à elles », a-t-elle déclaré.
Ce geste symbolique a soulagé les familles présentes dans cet hôpital. Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers les femmes de cette société et les ont encouragées à poursuivre ce type d’initiative. C’est le cas de Tatiana Nganafio qui déclare : « Je suis très émue de l’assistance de ces agentes de SICA. Je les remercie pour cette aide. Merci également pour leurs prières. Je crois que Dieu va rétablir nos enfants malades. »
Les femmes centrafricaines commencent à mieux comprendre leur rôle dans la société. Cependant, d’autres continuent encore de considérer cette journée comme un simple moment de fête, passant du temps dans les débits de boissons avant de rentrer créer des problèmes dans leurs foyers.
C’est ainsi que la République centrafricaine pourra compter sur des femmes fortes capables de contribuer à son développement.
Caleb Zimango Bango

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