Selon une enquête du journal Oubangui Médias, près d’une dizaine de famille n’ont pas vu leurs enfants lors des fêtes de fin d’année. Alors que les articles 51 et 52 du Code de la Protection de l’Enfance en RCA exigent aux parents de veiller sur les enfants, le constat est consternant cette dernière semaine et surtout avec les fêtes de fin d’année.
Il ne se passe pas un seul jour sans qu’un communiqué sur la disparition d’enfants soit lu sur les radios de la place. Une situation qui attiré l’attention de notre rédaction.
Adopté en 2020, le Code de la Protection de l’Enfance en son article 51 stipule que : « les parents ont l’obligation d’entretenir et élever leurs enfants dans des bonnes conditions ». Cependant, au mois de décembre 2023 et janvier 2024, certains quartiers de Bangui ont assisté à un taux élevé de la disparition des enfants.
Certains parents que nous avons interrogés, indiquent que c’est parfois la négligence qui est à l’origine de ces multiples cas de disparition. « Les parents méconnaissent le droit et le devoir de leurs enfants et laissent les enfants seuls à la maison. Parfois, ils ne les accompagnent pas à l’école. C’est ce qui justifie ces cas de disparition ces derniers temps », a indiqué pour sa part Jérôme, un conducteur de moto-taxi.
Au lendemain de la fête du nouvel an, nous avons sillonné une partie de la capitale pour nous enquérir de l’ambiance d’après fête. Nous nous sommes rendus compte que certains parents déploraient la disparition de leurs enfants.
C’est le cas par exemple de César Namsio, un habitant du quartier Combattant qui a perdu son enfant de 7 ans. Les yeux rougis, ce dernier nous raconte les circonstances de cette disparition : « C’était ce 4 janvier dans une condition qui est un peu bizarre que mon enfant est porté disparu jusqu’à ce jour. Il s’était rendu à l’école et devait rentrer à la maison à 12h. Mais jusqu’à 16h, on ne l’a pas vu et nous nous sommes lancés à sa recherche. On ne sait pas là où il se trouve malgré les communiqués radios que nous avons lancés partout ». Pour le père, son enfant n’a pas l’habitude de se rendre chez certains parents sans leur autorisation.
Un autre cas s’est produit le lundi 8 janvier dernier. Blandine, qui était à l’intérieur de la maison n’a pas retrouvé sa fille de 4 ans en sortant de la maison. Elle pense que sa fille serait enlevée par les trafiquants d’organes humains qui opèrent parfois dans le pays et appelle les autorités et services compétents à veiller sur cette histoire. Mais 4 jours plus tard, son enfant a été retrouvé au quartier Don Bosco dans le 8e arrondissement de Bangui. Les parents n’ont pas souhaité donné plus de détail les circonstances de la retrouvaille de l’enfant.
Lundi dernier sur les ondes de la Radio Ndeke Luka, une dizaine de communiqués radios ont été lus portant sur la disparition d’enfants.
Il faut souligner qu’en dépit de la maltraitance et l’enrôlement des enfants dans les groupes armés et malgré l’adoption du Code de la Protection de l’Enfant, ces derniers sont toujours victimes des violences.
Diana DERAN

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