Le ministre d’Etat en charge du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement des ex combattants (DDRR), Jean Willybiro Sako a  fait le bilan de la dernière phase du rapatriement des ex combattants de la L’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et leur dépendant vers l’Ouganda. Selon le Ministre d’Etat, ce bilan est positif.

En rappel, la dernière phase du rapatriement volontaire des ex combattants de la LRA qui vivaient depuis quinze ans en Centrafrique a eu lieu le jeudi 28 septembre 2023 à Mboki. Pour la dernière opération, cent quarante ex combattants ont été rapatriés avec les membres de leur famille. Selon le Ministre d’Etat en DDRR, le rapatriement de ces éléments de la LRA est une opération de longue haleine parce qu’ils ont commis beaucoup d’atrocités au nord-est de la RCA particulièrement dans le Haut Mbomou avec le chef Joseph Kony qui est toujours recherché par la justice internationale.

Cette opération est considérée selon l’opinion internationale comme une grande opération. Et le pays d’origine de ces éléments de la LRA a remercié la Centrafrique pour avoir aidée, à résoudre enfin ce problème qui dure depuis quinze ans. « C’est aussi le résultat d’une longue négociation car nous avons eu à plusieurs reprises rencontré les leaders  des groupes armés de la LRA, fait impliquer d’autres partenaires à nos côtés et les autorités ougandaises, c’est ainsi que nous avons pu aboutir à obtenir l’adhésion intégrale de tous les éléments ex LRA à ce processus et leur rapatriement », a souligné le ministre d’Etat, Jean Willybiro Sako.

Concernant la précarité des vies de ces membres de groupes armés qui ont déposé les armes, le ministre d’Etat a justifié que le processus du DDRR se fait en deux phases. La première phase est celle de la Démobilisation et du Désarmement qui est accompagné de la mise en disposition de toutes les personnes qui ont déposé les armes de quelques indemnités que les États-Unis d’Amérique et la Minusca ont mis à la disposition du Ministère.

Cette étape pour le Haut Mbomou est presque achevée. Il reste la deuxième phase qui est la réinsertion sociale. La réintégration dans les forces armées pour quelques-uns mais le gros programme est la réinsertion socioéconomique qui passe d’abord par la formation de tous ces membres qui ont été désarmés et leur préparation à la vie normale dans leur communauté.

« Pendant quelques temps nous sommes occupés de ce programme de la LRA. Mais nous allons reprendre le programme du DDRR avec des formations et d’appui au retour à la vie normale de la plus part de ces éléments », a-t-il martelé.

Pour certaines femmes et leurs enfants qui ont refusé de repartir en Ouganda, le Ministre d’Etat a évoqué qu’ils ont échangé avec certaines ONG  qui vont prochainement revenir en Centrafrique pour s’occuper spécialement du problème de ces dernières : « Ils vont repartir sur le terrain à Zemio et Bangassou pour mettre en place un programme de prise en charge psychosocial. Ils vont voir quel type d’action ils peuvent mener par rapport au retour à la vie normale de ces différentes personnes ».

Le Ministre a souligné que sans l’appui de la Minusca et des États Unis d’Amérique, ils n’auront pas pu réaliser le rapatriement de ces éléments de la LRA vers leur pays d’origine, l’Ouganda.

Milca Bissidi