A Bangui, les côtes littorales des plages plus ou moins étendues qui se prolongent sous le niveau de l’eau pendant la saison sèche sont des endroits aplanis et des rivages bas. Ces plages sont situées au sud-ouest de la capitale centrafricaine dans le 1er, 2 eme , 6 eme et 7 eme arrondissement de Bangui.  Des bandes de sable fin forment parfois de flaque d’eau et elle est constituée de galets, destiné à la baignade publique.

En effet, au lieu d’aller à l’école, s’amuser pendant la récréation, certains élèves préfèrent aller se baigner et se promener sur les plages de sable fin et de galets, les plus appréciées par les élèves buissonnières qui découvrent des coquilles, des pierres lisses, des restent de squelettes des animaux et autres organes végétaux.

Cet espace public est un centre d’attraction et de distraction pour les Banguissois. La berge du fleuve Oubangui favorise l’accostage des baleinières ou des pirogues par les flots. En cette période de chaleur époustouflante, une envie revient dans l’esprit des élèves. Ces derniers cherchent des endroits où l’on peut se baigner et s’aventurer dans la nature en même temps faire la cueillette des mangues et autres fruits exotiques.

A en croire certaines personnes, le risque de l’école buissonnière que pratiquent les élèves est énorme. La baignade engendre des noyades car la plus part de ces enfants ne savent pas nager, puisqu’on ne les a pas appris la natation. Souvent, les victimes de noyade se battent de se tenir la tête hors de l’eau pour respirer mais, elles n’y arrivent pas car l’immersion de l’’eau dans le poumon les asphyxie. Le manque d’oxygène entraîne un ralentissement du rythme cardiaque et l’arrêt du cœur en quelques minutes, la mort s’ensuit.

Cependant, chaque midi ou au début d’après-midi, des élèves venus, non seulement des établissements scolaires publiques, mais aussi des privés de tous les arrondissements de Bangui se ruent sur les plages afin de découvrir le fleuve Oubangui et s’aventure sur l’ile Mbongossoua communément appelée « ile des singes ». Cela entraine un échec scolaire sur les notes obtenues au deuxième trimestre de l’année académique, si elles sont très en dessous de la moyenne.

Il est important que des maitres-nageurs, formés soient installés sur les plages afin de montrer les techniques et la maitrise de la respiration et le risque de la panique lorsqu’on ne garde pas son calme. Mais de garder un maximum d’air dans les poumons pour avoir plus de chances de flotter sur l’eau. Ceci, dans le but d’atténuer les cas de noyade qui surviennent le plus souvent chez les élèves voire chez les adultes dans le fleuve Oubangui.

En outre, les plages sont des bels endroits pour passer des moments de détentes familiales, solitaires ou corporatistes. Mais, elles ont tendance à disparaître du fait de manque d’entretien et l’ambiance morose. Alors que le bon vent chargé de la fraicheur du fleuve Oubangui souffle un bonheur de contempler un paysage merveilleux en faisant une distinction sur les couleurs des roches et espèces que nous offre la nature, le risque reste pourtant grand pour les élèves en cette période.

L’année dernière, il y a plusieurs cas de noyade sur la plage de l’hôtel Oubangui. La Maire de la ville avait ordonné la fermeture de cette plage. Mais, tout au long du fleuve Oubangui, les gens trouvent des moyens de se baigner.

Assimby Komodou