Sur les marchés de Bangui, depuis quelques semaines, les prix des produits de première nécessité sont en hausse. Les centrafricains disent ne pas comprendre les raisons de cette montée des prix.  Oubangui Médias a fait un tour de quelques marchés de Bangui pour le constat.

Samedi, 02 septembre 2023 à 10h00, nous nous avons sillonné le  marché  Pétévo dans le 6e arrondissement où  nous avons rencontré Bikiri Hermas un commerçant de divers. C’est depuis 2010 qu’il vend sur ces lieux : « auparavant, les prix étaient raisonnables mais aujourd’hui tout est devenu cher.  Nous achetions un sac de riz de 50kg à 22.000 FCFA mais tout d’un coup, cela monte à 31.000 FCFA. Le sac de haricot 35.000 FCFA se vend maintenant à 43.000 FCFA, le sucre 50 kg quitte de 33.000 à 46.000 FCFA, le farine de 50 kg de 25.000 à 31.500 FCFA et de 25 kg de 14.000 à 16.000 FCFA. Aussi, le sac du sel de 3.500 est maintenant à 5.000 FCFA. Ce qui contraint tous les commerçants à modifier la quantité des marchandises que nous vendons. Actuellement, nos marchandises ne marchent  plus. Depuis deux semaines déjà,  je n’arrive pas à faire une recette de 100.000 FCFA par jour.  C’est extrêmement grave!!  », a-t-il argué.

 Les consommateurs s’en plaignent et disent ne pas comprendre les raisons des hausses des prix des marchandises et demandent au gouvernement d’apporter des solutions à cette situation.

 Au marché soudanais au km5, un commerçant nous explique que la douane est la principale cause de cette hausse de prix.  Ces propos sont également soutenus par une vendeuse de poisson fumé sur le même marché.

Au marché Sango dans le 2 e arrondissement, une vendeuse de bouillie se plaint de la situation qui pour elle n’engendre que des déficits pour son commerce: « Je suis vraiment mécontente parce que chaque jour, je perds des clients qui pensent que je réduis toujours la quantité de la bouillie dans le bol. Je ne le fais pas à volonté mais souvent cette cherté de prix nous fait vendre à déficit ».

De leur côté, les consommateurs ne cessent de grincer les dents. Une mère de famille que nous avons rencontrée au marché a accepté de se confier à nous sans dévoiler son identité : « Nulle part tu ne verras ce qui se passe en Centrafrique dans un autre pays. Rien n’est contrôlé et tout échappe aux autorités. Chaque temps, les prix des marchandises changent comme cela plaisent aux vendeurs et ils rabaissent comme ils veulent. Aucun régulateur !!! Nous sommes condamnés à subir les caprices de tout le monde, vu qu’il n’y a personne du côté des faibles », se désole-t-elle.

Cette situation  inquiète les consommateurs qui insistent que les  autorités compétentes mettent la main pour tenter d’apporter des solutions surtout en cette période de rentrée scolaire afin de soulager les besoins des banguissois.

Loïc Mbombo