Le ministre contrôleur général du secteur parapublic Romeo Gribingui, a procédé le jeudi 16 novembre 2022 en la salle de conférence d Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) à l’examen du dossier des soumissionnaires en vue de la privatisation de la société Centrapalm. Ceci en présence de tous les membres du comité de privatisation et d’un huissier de justice.

A en croire le ministre contrôleur, après la mise en place d’un comité de privatisation de la société Centrapalm en octobre 2017 par un décret présidentiel,  ce comité est chargé d’évaluer le patrimoine de la société Centrapalm et faire la propositions des différentes options au gouvernement.  Après avoir  lancé un avis à manifestation d’intérêt par ledit comité  en 2019 ou deux soumissionnaires ont déposé  leurs candidatures, malheureusement, ces derniers ont invalidé leur demande après un bout de temps. En 2021, cet avis est lancé à nouveau mais cela n’a pas porté de fruit.  Cette année, après l’exercice de routine qui consiste à lancer l’avis à manifestation d’intérêt,  une seule  société a pu  déposer sa candidature et le comité de privatisation a procédé au dépouillement dudit dossier alors que le nom de la société n’a pas été dévoilé.

« Sur instruction du Premier ministre, Chef du gouvernement, nous avons relancé l’opération de l’avis de manifestation au mois de septembre jusqu’au 14 octobre, ensuite ce délai a été prorogé au 14 novembre 2022 à midi. Ce qui nous a permis de nous retrouver aujourd’hui pour procéder au dépouillement sous le contrôle d’un huissier », explique le ministre contrôleur général du secteur parapublic.

Cependant, l’examen du dossier n’est qu’une phase d’examinassions du comité. Après cette étape, les informations seront remontées au niveau du gouvernement afin de décider de ce qui va se faire. Ensuite, il y aura une deuxième phase de décision, selon la même source : « Nous avons annoncé lors du lancement de l’avis à manifestation d’intérêt qu’il y a 2 soumissionnaires qui se sont manifestés mais qui malheureusement n’ont pas déposé des dossiers d’appel d’offres auprès du comité. Suite à la période qui a été prorogée, nous avons enregistré un autre dossier. Et c’est ce dossier-là qui est dépouillé sous le contrôle d’un huissier. Nous allons examiner pour nous permettre de dresser un procès-verbal qui sera soumis à l’appréciation du Premier ministre, Chef du gouvernement », ajoute le Ministre Roméo Gribingui.

Notons que le capital social de cette société d’Etat sera réparti entre le preneur stratégique, l’État centrafricain et les privés centrafricains. À cet effet, une part de 51 % au preneur stratégique, l’État centrafricain sera à 15% et le reste du pourcentage c’est pour les privés. Si le dossier en cours d’examen est validé, il y aura d’abord une démarche qui consiste à mobiliser les privés avant que le public centrafricain ne soit au courant de l’entreprise qui va prendre la société Centrapalm.

La Société Centrafricaine des Palmiers, en abrégé CENTRAPALM, est une société d’Etat au capital de 1.500.000.000 FCFA détenu à 100% par l’Etat Centrafricain. Cette agro-industrie a été créée en 1975 dans la Lobaye, au sud-ouest du pays et à environ 50km de Bangui.

De 1996 à ce jour, la société a connu d’énormes difficultés de gestion. C’était ainsi que la gestion a été attribuée au cabinet MINTEX (France). Mais en 2006, l’Etat a mis fin au contrat de gestion dudit cabinet. Depuis lors, la CENTRAPALM a été dirigée successivement par des cadres centrafricains.

Belvia Espérance Refeïbona.