L’association I londo i lekere (ILEL-RCA) fait le rapport des activités menées pendant les 16 jours d’activisme qui se sont déroulés du 25 novembre au 10 décembre 2022 sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis plusieurs années, après la crise militaro politique qu’a connue notre pays, nos provinces sont plus touchées.  La plupart des victimes sont les femmes et filles. Elles subissent  toutes formes  de violences basées sur le genre et  n’ont pas accès aux services appropriés pour des soins médicaux adéquats. C’est dans cette optique que l’association ILEL-RCA qui a pour objectif de promouvoir le leadership féminin, de promouvoir la protection de l’enfant en particulier, aussi de promouvoir l’éducation et l’égalité genre a fait de cette catégorie une cible de ses actions et  est allée à la rencontre de ces dernières.

 Les femmes et filles représentent la moitié de la population mondiale et donc la moitié de son potentiel. L’égalité des sexes, en plus d’être un droit humain fondamental, est essentielle à la mise en place d’une société pacifique, dotée d’un plein potentiel humain et d’un développement durable. De plus, il a été démontré que l’autonomisation des femmes stimule la productivité et la croissance économique.

 Nina Mireille Yankinon, présidente de la dite  association montre l’importance des activités accomplies : «  Pendant les 16 jours d’activisme, nous avons eu à mener beaucoup d’ activités dans les provinces de la RCA, à savoir les émissions radio à la radio Zoukpana de Berberati, des sensibilisations porte par porte, des tables rondes sur zoom, les matchs de football entre les filles et femmes à Bouca, à Kaga-Bandoro et nous avons organisé un atelier d’échange et de débat à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ».

Les femmes subissent au quotidien des violences conjugales extrêmement graves et ne sont pas considérées comme des partenaires.  Mais, elles sont traitées plutôt comme des esclaves, car elles doivent obtempérer à l’ordre de leurs maitres sans rechigner et elles n’osent pas dénoncer. La VBG est devenue ces dernier temps comme une arme de guerre. Le pays a enregistré des cas de violence dont des groupes armés sont les présumés auteurs, les forces étatiques mais aussi des particuliers dans les familles.

 « Dans l’arrière-pays en RCA, nous avons enregistré plusieurs cas des violences faites aux femmes et filles.  C’est pourquoi, nous avons choisie  d’aller auprès des femmes  pour les sensibiliser et leur parler de leur  droit. Nous pouvons dire que ces femmes ont besoin d’aide mais aussi de renforcement des capacités en activités génératrices de revenu pour celles qui sont majeures et les mineures doivent repartir à l’école », a-t-elle ajouté.

L’accès à l’information, à l’éducation et  à la sécurité a des avantages aussi pour les filles que pour la société. La scolarisation de celles-ci est l’un des grands défis du millénaire. La scolarisation des filles appelle à une prise de conscience de la part des gouvernants. Les inégalités dont les filles font l’objet sont notamment l’accès à l’éducation, aux soins médicaux, à la protection contre la discrimination, les VBG  et le mariage forcé.

Selon la présidente, à travers les projets qu’elles auront dans le futur, les femmes des provinces auront droit à une formation, pouvant leur permettre d’apprendre des petits métiers. Pour ce faire, ILEIL-RCA ne demande à toute personne de bonne foi de se joindre à elle pour ce grand travail.                         

Dorcas Bangui Yabanga