Le gouvernement centrafricain étend la couverture des repas scolaires pour stimuler la production agricole et aider les enfants à apprendre et à se maintenir à l’école

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA), en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM), a annoncé l’extension à l’ensemble du pays du programme de repas scolaires, destiné à 400 000 enfants. Le plan a été annoncé par le président Faustin Archange Touadéra le 22 Mars lors de la commémoration de la Journée africaine de l’alimentation scolaire à l’école primaire Sainte Philomène à Bimbo, près de la capitale de la RCA, Bangui. 

« L’éducation et le bien-être des enfants centrafricains ont toujours été au cœur de nos priorités. Aujourd’hui, je suis très heureux de lancer le programme de cantines scolaires centrafricaines comme l’une des composantes clés de notre stratégie nationale de protection sociale », a déclaré le président Faustin Archange Touadera.

« Avec nos partenaires, nous devons briser le cycle de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition grâce à une approche multisectorielle et multi-acteurs intégrant l’éducation, la santé, la nutrition et l’agriculture, en mettant l’accent sur les petits exploitants agricoles ».

Basé sur des aliments cultivés et/ou achetés localement auprès de petits exploitants agricoles et de commerçants, le programme national de repas scolaires basé sur la production locale vise à fournir des repas scolaires sûrs et nutritifs aux enfants centrafricains, en augmentant sa couverture à 400 000 écoliers d’ici 2027, contre 150 000 en 2023.

Dans de nombreux pays à travers le monde, les repas scolaires basés sur la production locale ont contribué à stimuler la production et la consommation alimentaires locales, créant une demande pour des aliments plus diversifiés et plus nutritifs tout en stimulant l’économie locale et en renforçant les systèmes alimentaires. Le programme joue un rôle essentiel dans la mise en place et le renforcement de systèmes alimentaires nationaux durables, en établissant un lien entre les agriculteurs, les commerçants et les écoliers. En outre, le programme est particulièrement transformateur pour les femmes, car il contribue à créer davantage d’emplois pour elles en tant que cuisinières, emballeuses, contrôleuses de qualité, transformatrices et transporteuses.

« Les repas scolaires en lien avec les produits locaux changent la donne. Le PAM félicite le gouvernement centrafricain d’avoir adopté un programme qui va au-delà de nourrir la prochaine génération, en créant des emplois, une croissance économique et un développement à long terme pour l’ensemble du pays », a déclaré Housainou Taal, Directeur Pays et Représentant du PAM en République centrafricaine.

« Nous nous engageons à soutenir le gouvernement et à travailler avec les partenaires pour garantir que les enfants centrafricains aient accès à une alimentation nutritive et à une éducation et un apprentissage de qualité « .

Le PAM a fourni des repas scolaires à 170 000 enfants dans tout le pays, soit en espèces, soit en aliments importés. Le programme a aidé les écoliers et les enseignants à mieux se concentrer en classe, tout en fournissant un filet de sécurité social vital pour les familles dans un pays où 2,2 millions de personnes, soit 36 pour cent de la population, sont confrontées à une faim aiguë en raison du conflit, des déplacements de population et de la pauvreté généralisée.

La Journée africaine de l’alimentation scolaire a été instituée en janvier 2016 par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en reconnaissance de l’immense valeur de l’alimentation scolaire basée sur les productions locales. La 9ème édition de la commémoration continentale de l’ADSF a eu lieu à Bujumbura, au Burundi, le 1er mars 2024.

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Le Programme alimentaire mondial des Nations unies est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il sauve des vies dans les situations d’urgence et utilise l’aide alimentaire pour construire un chemin vers la paix, la stabilité et la prospérité pour les personnes qui se remettent d’un conflit, d’une catastrophe ou de l’impact du changement climatique.

Pour plus d’information, bien vouloir contacter :

Isabelleflore Wega, PAM/Bangui Courriel : isabelleflore.wega@wfp.org Mob. +236 74 50 21 42

Djaounsede Madjiangar, PAM/Dakar Courriel : Djaounsede.madjiangar@wfp.org Mob. +221 77 639 42 71