Le Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre a célébré, ce lundi 25 mai 2026, la Journée de l’Afrique à Bangui. Une occasion marquée par des échanges intenses entre leaders panafricanistes, chercheurs et jeunes, autour de l’héritage des figures historiques du continent et des défis actuels.

Dans son allocution, Gutenberg Socrate Taramboye, président fondateur du mouvement, a rappelé l’importance de cette date symbolique.

« Le 25 mai est une journée dédiée à la commémoration de l’Afrique. Nous, panafricanistes, pensons qu’il est essentiel de rassembler la jeunesse pour célébrer ensemble », a-t-il déclaré.

Il a évoqué les combats menés avant les indépendances par des figures comme Kwame Nkrumah, qui ont ouvert la voie à la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963, regroupant alors 32 pays. Pour Taramboye, cette commémoration est aussi un hommage à ces leaders qui ont lutté pour la liberté et l’indépendance des États africains.

Le président du mouvement a insisté sur la nécessité d’« ouvrir la pensée des jeunes », de les pousser à embrasser le panafricanisme et à mener le combat pour la liberté économique et politique.

Dr Bertrand Beldo, enseignant-chercheur à l’Université de Bangui a rappelé que l’OUA, devenue Union africaine (UA), fut créée pour défendre la démocratie et la liberté. Aujourd’hui, l’organisation s’attelle à des enjeux plus larges : économie, santé, paix et sécurité.

Le chercheur a souligné l’importance de sensibiliser les jeunes aux actions de l’UA, dont le siège est basé à Addis-Abeba. Selon lui, l’organisation offre aussi des opportunités concrètes, notamment des postes ouverts aux jeunes diplômés des États membres.

« Il est indispensable que les étudiants comprennent ce que l’Union africaine a fait dans le passé et ce qu’elle fait aujourd’hui. Elle recrute des jeunes, et c’est une chance qu’il faut saisir », a-t-il affirmé.

L’événement a rassemblé des profils variés : étudiants, élèves, jeunes commerçants. Les organisateurs espèrent que ces jeunes leaders relayeront le message dans leurs quartiers et communautés, afin de diffuser l’esprit panafricaniste.

La célébration du 25 mai 2026 n’a pas seulement été une commémoration. Elle a constitué un appel vibrant à la jeunesse africaine pour reprendre le flambeau des pionniers et poursuivre le combat pour une Afrique libre, unie et prospère.

Dieu Béni Anderson Kabou