L’équipe d’Info Sport, composée de femmes journalistes, a célébré en différé, le jeudi 9 avril 2026, la Journée internationale des droits de la femme. L’activité a été organisée à la Radio Voix des Femmes à Bangui.

Cette commémoration s’est tenue autour d’une journée de réflexion axée sur plusieurs thématiques, notamment : Femmes et médias : rôles et responsabilités, défis et opportunités, Harcèlement et violences dans les rédactions : prévention et mécanismes de protection ainsi que Leadership féminin et promotion de l’égalité dans les médias.

Selon Lydie Seregaza, la vice-présidente d’Info Sport, cette initiative vise à identifier des mécanismes de protection en faveur des femmes journalistes : « Cette initiative vise à voir quels mécanismes mettre en place pour protéger les femmes journalistes et les jeunes filles qui embrassent déjà cette carrière. À l’issue de cette assise, nous allons formuler des recommandations fortes, mettre en place une cellule d’écoute et élaborer un code de conduite pour protéger les femmes centrafricaines engagées dans le journalisme. »

Cependant, l’équipe d’Info Sport attend également de ces participantes un engagement actif dans la promotion des droits des femmes : « Ce qu’Info Sport attend de ces femmes, c’est de promouvoir les droits des femmes dans les rédactions et de se soutenir mutuellement. Aujourd’hui, dans certaines rédactions, les postes de responsabilité sont majoritairement occupés par les hommes, et les femmes se comptent sur les bouts du doigt. Elles sont souvent limitées à l’animation des émissions, alors que le moment est venu de se lever pour lutter contre la discrimination. »

Pour Syntiche Lakola, participante à cet atelier, il ne s’agit pas seulement d’un moment d’échange, mais d’un véritable cadre de formation : « Pour moi, ce n’est pas juste un atelier, mais un temps de formation, d’acquisition de nouvelles compétences et d’expériences sur les questions d’égalité des droits des femmes. J’ai retenu que chaque femme doit faire preuve d’intelligence et de compétence partout où elle se trouve. Elle doit protéger sa dignité et ne pas se sous-estimer, car elle a les mêmes droits que les hommes. »

Au-delà de la réflexion, cette journée vise à promouvoir un environnement médiatique plus équitable, inclusif et sûr pour les femmes journalistes. Elle ambitionne également de renforcer la parité, de défendre les droits fondamentaux des femmes dans les médias et de consolider les compétences des professionnelles en matière de leadership féminin et de lutte contre le harcèlement en milieu de travail.                 Christelle Melvina Ganazoui