Le jeudi 22 juin, le ministre de la communication Serge Ghislain Djorie procède à une sensibilisation des journalistes de toutes entités confondues sur le décret numéro 0149 du 6 juin 2023 définissant les barrières légales en Centrafrique. Il est assisté du Directeur Général de la télévision Centrafricaine Alfred Ngoïbengue et celui de la radio Centrafrique Jésus Tarcile Bomongo.
Des voix qui se sont levées pour dénoncer les multiples barrières illégales, empêchant la libre circulation des biens et des personnes en Centrafrique. Le président de la République par le concours de son gouvernement a pris un décret du 6 juin instituant officiellement 93 barrières sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Face à la méconnaissance de la population par rapport à l’applicabilité de ce décret, le ministre qui est à la fois porte parole du gouvernement préfère passer par les professionnels de la plume pour qu’ils puissent à leurs tours sensibiliser la population.
Serge Ghislain Djorie: « Pendant un certain moment, nous assistons à des tracasseries routières, c’est vrai qu’à la sortie de la crise ou pendant la crise, il est nécessaire de prendre des mesures sécuritaires. C’est dans ce sens que le Chef de l’Etat a érigé en plus des barrières légales d’autres barrières qui sont des check-point pour les militaires enfin de sécuriser la population sur l’ensemble du territoire national. Lors du séminaire gouvernemental, le président a instruit le ministre des transports, le ministre du commerce et le ministre de la défense et de sécurité pour mettre en place un comité de réflexion pour pouvoir pallier à ce problème qui constitue une gangrène pour la population centrafricaine, qui, par le passé, n’arrive pas à circuler librement. Après les discussions au conseil des ministres, le 6 juin dernier le président a pris un décret 149 qui est lu sur la radio Centrafrique et qui définit de façon claire les barrières légales en Centrafrique ». Toutefois, ce décret interdit également les paiement des frais de formalité sur les barrières imposés par les forces de défense et de sécurité sur les barrières. C’est ce qu’a affirmé le membre du gouvernement: « Je voudrais rappeler ici que ce qui ressort de ce texte est le respect scrupuleux des textes de loi en vigueur. Ce qui veut dire que s’il y’a une taxe qu’il devrait payer, l’usager de la route doit payer toutes ses taxes. Il y a des termes qui sont utilisés communément « formalités » ce sont des termes qui n’existent nulle part dans les projets de loi sinon imposables dans notre pays. Il est temps que les centrafricains puissent comprendre qu’ils n’ont rien à payer en terme de taxe qui concerne tout simplement les frais de barrière et autres. Les frais de formalité n’existe pas ».
Il est important de souligner que ce décret est pris pour alléger la circulation et favoriser en quelques sortes la baisse du prix des marchandises dû aux multiples tracasseries routières. A cet effet, un numéro vert (1316) est ouvert à tous les usagers de la route pour permettre de remonter les informations concernant les barrières illégales et les frais de formalité imposés par les porteurs de tenue. S’il faut le rappeler, seulement 93 barrières sont instituées par le président pour des raisons sécuritaires et économiques en Centrafrique par ce décret.
Belvia Espérance Refeïbona

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