Le ministère de l’économie, du plan et de la coopération internationale, en partenariat avec le programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), a organisé du 28 au 29 septembre à Bangui un atelier afin de travailler sur la synthèse de chaque rapport d’étude thématique rétrospective RCA vision 2050.

Le Gouvernement centrafricain s’engage à réaliser une étude nationale prospective « ENP RCA 2050 », qui est un ensemble de réflexion sur le devenir possible et durable du pays et ce, en vue de construire un avenir serein et harmonieux qui correspond aux aspirations profondes de sa population.

Au moyen de l’ENP RCA 2050, le gouvernement s’emploie à disposer d’un cadre prospectif indiquant les voies possibles, pour un développement économique et sociale durable, sur lesquels devront se fonder les futures politiques et stratégies de développement.

Le but est de construire l’avenir autrement, en d’autres termes, changer le présent par des réformes en profondeur, avec rigueur et méthode tout en tenant compte du contexte contraignant que connait le pays.

Le processus ENP pour la définition de la vision du pays s’articule autour de 5 phases que sont : études rétrospectives ; analyse prospective ; construction des scénarios ; choix de la vision et opérationnalisation de la vision.

La première phase qui vient de s’achever, à savoir les études rétrospectives portaient sur sept thématiques.

L’objet de cette phase est de scruter à travers un diagnostic, dans le passé de la RCA afin de ressortir les faits porteurs, les phénomènes dominants, les forces, faiblesses, les menaces et les opportunités ainsi que les tendances lourdes, les transformations majeures ou encore les germes de changement dans le pays.

Les études thématiques rétrospectives ont été confiées à des cabinets d’études suivant un processus sélectif et leurs rapports sont tous validés et disponibles. Les enseignements tirés de ces études ainsi que leurs principales conclusions ont dégagé une synthèse simplifiée, compréhensible, utile au rapport de la première phase mais aussi pour la suite du processus ENP.

Dieudonné Bangamboulou expert coordonnateur adjoint du projet vision 2050 s’explique : « Nous avons eu des rapports déposés par les consultants, l’atelier est organisé pour faire la synthèse de différents rapports et les rapports comportent parfois 150 à 200 pages et il faut tirer substance de ces rapports. Nous devons faire à l’interne au sein de l’équipe technique mais tout  ce que nous faisons doit être  porté  au public. Donc nous avons associé des personnes ressources à qui on a confié des grands rapports d’étude pour qu’ils puissent faire la synthèse dont il est la substance de chaque rapport. Cela nous permet de définir aussi les variables qui vont servir à la rétrospective qui a déjà démarré ».

C’est un long processus qui a commencé depuis quelques mois par des études que le ministère du plan a commodité qui a été confié au bureau d’études. Les rapports n’ont  pas été validés lors  de  l’atelier de la fois passée, et ce rapport de synthèse est un document volumineux, raison pour laquelle le ministère du plan a estimé nécessaire d’organiser cet atelier pour pouvoir le valider.

Professeur Bertrand Simiti enseignant chercheur à l’université de Bangui, participant, nous en dit plus : « Ce sont  des rapports qui ont été réalisés par un cabinet d’étude et les experts ont été sollicités, et vous savez que c’est une œuvre humaines, l’œuvre humaines n’est jamais parfaite. Donc les experts ont relevés les insuffisances, des manquements dans ce rapport et c’est justement le travail auquel ils se sont attachés que nous avons corrigé, parce que les décideurs nous ont demandé d’apporter les ajouts qui sont les leurs, les insuffisances qu’ils ont constaté dans les différentes thématiques qui ont été traitées. Il faudrait qu’ils les relèvent et on leur a  demandé de faire le résumé en sept pages de toutes les thématiques. Donc on a fait ressortir les éléments essentiels de ces différentes études, les mettre en exergue pour que le gouvernement puisse s’en approprier dans l’élaboration de cette politique, de ce plan du développement économique ».

Les participants à ces travaux sont les personnes ressources issues des sectoriels et de l’université, lesquels ont régulièrement pris part aux différentes activités des études rétrospectives ainsi que les membres de l’équipe technique prospective.

Dorcas Bangui Yabanga