L’ONG Seni Na Maïngo,  lors d’une conférence de presse vendredi 9 avril 2021 à Bangui, a présenté les activités de l’Observatoire TAW-RCA, dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Santé (JMS), édition  du  7 avril 2021.

Basée à Bangui dans le 7e arrondissement, au quartier Ngaragba, cette organisation nationale est aussi active à  Bimbo, Begoua, M’Baiki, Boali, Damara, Bouar, et Obo. Elle a organisé 306 observations de la prise en charge du VIH, de la Tuberculose et du Paludisme dans 21 structures de santé dans ses zones d’interventions.

Trois facteurs entravent l’accès aux soins de santé des patients du VIH/SIDA et  de la Tuberculose : Le paiement des consultations et des frais à l’ouverture du dossier des patients; la stigmatisation en milieu des soins et le mauvais accueil des patients (à la dispensation). « Sur cela, nous continuons à attirer l’attention du ministère de la Santé en vue d’une réglementation », a lancé Cyriaque Ngombé.

Concernant le milieu carcéral, un travail d’observation des soins et traitements délivrés aux personnes privées de liberté (et non des prisonniers) a été fait dans trois établissements pénitentiels notamment à Ngaragba, au Camp de Roux et à la maison d’arrêt des femmes à Bimbo. Dans ces structures, les infirmeries ne répondent pas aux attentes des détenus: Insuffisances des services et traitements; mauvais accueil des détenus malades; manque de médecins.

Les besoins en désinfection des cellules des détenus sont récurrents et nécessitent une intervention urgente et pérenne. Notons que la prise en charge des détenus porteurs du VIH/SIDA n’est pas encore clairement établie au sein des infirmeries de ces maisons d’arrêt, et se fait à partir des structures de santé externes.

«C’est ainsi que l’observatoire TAW RCA plaide pour l’amélioration de la prise en charge sanitaire dans les maisons carcérales pour la promotion des droits à la santé pour tous », a renchéri Cyriaque Ngombé.

Profitant de la Journée Mondiale de la Santé 2021, Seni Na Maïngo lance en partenariat avec le Réseau Mondial des Personnes Vivant avec le VIH (GNP+), un appel d’activisme au gouvernement, aux agences des Nations Unies, aux donateurs bilatéraux et multilatéraux, aux ONG nationales et internationales et aux communautés pour mettre fin à toutes formes de stigmatisation et de discrimination à l’endroit des personnes vivant avec le VIH.    

 Fridolin Ngoulou