La question du sexisme est désormais au centre de lutte du Forum des  Femmes Parlementaires. Ces femmes parlementaires veulent faire de ce sujet leur cheval de batail parce que ces dernières ont constaté que le phénomène a largement gagné du terrain. Et ce, même en milieu politique.

En effet, devant le taux de pourcentage du sexisme qui est galope désormais en milieu politique, les femmes parlementaires s’engagent alors à lutter contre ce fléau. Le constat est que les femmes politiques subissent des harcèlements, des chantages de la part de leurs collègues. Un acte qui s’inscrit bien dans la catégorie des violences basées sur le genre.

Ces comportements entravent l’émancipation féminine en milieu politique d’où  nécessité de remédier à cela aussitôt possible. C’est ainsi que les femmes parlementaires s’étaient réunies le samedi dernier à l’Assemblée Nationale pour réfléchir sur ce fléau, débattre des thématiques et surtout sensibiliser leurs collègues députés à cet effet.

« Nous sommes engagées au sein du Forum des Femmes Parlementaires à faire de l’Assemblée nationale, une institution exemplaire. Nous avions voté la loi de la parité, et nous voulons à ce que cela soit appliquer. Et que chaque femme députée doit savoir qu’elle représente sa population, et cette députée doit travailler au nom de cette population et non devenir objet sexuel à l’Assemblée Nationale », a mentionné David-Bernadette Gomina-Pompali, présidente du Forum des femmes parlementaires de Centrafrique. 

Toutefois, elle précise que cette lutte fait suite à une enquête menée par l’Union Internationale Parlementaire (UIP) et l’Union Parlementaire Africaine (UPA). Il s’avère que ce problème est omniprésent dans les parlements africains. « Nous voulons à travers cette rencontre présenter les résultats de ladite enquête à nos collègues et au cas où le cas se produit dans notre Assemblée, que la victime remonte l’information et que l’auteur soit  dénoncer car cela n’est pas normal. Nous sommes là pour voter des lois, contrôler le gouvernement, représenter nos population et non pour la sexualité», déclare sèchement David-Bernadette Gomina-Pompali.

Le Forum des Femmes Parlementaires met également un accent particulier sur la répartition de travail qui doit être équitable à tout le monde pour que ces femmes apportent leur contribution au développement de la République Centrafricaine. Cela fait référence à la question de loi sur la parité qui exige 35% des femmes dans toutes les instances. A cet effet, il est indispensable que cette lutte porte ses fruits.

Présent lors de l’ouverture de cet atelier, le Président de l’Assemblé National Simplice Mathieu Sarandji affirme que les points inscrits à l’ordre du jour sont très importants car : « la femme est celle qui donne la vie ». Fort de cette situation, la femme mérite respect et protection dans toutes les couches sociales. Pour ce faire, la question de lutte contre le sexisme, le harcèlement sexuellement et des violences basées sur le genre doit être une affaire de tous.

Brice Ledoux Saramalet