La ville de Bangassou, Chef-lieu de la Préfecture du Mbomou, distante de Bangui de 750 Km manque de station-service et ce, rend difficile l’approvisionnement en carburant. Un litre d’essence varient entre 2000 à 2500 FCFA. Il est parfois difficile d’en trouver dans la ville.

Cette ville, vue son éloignement avec la capitale et donc le corridor Bangui-Douala éprouve d’énormes difficultés pour s’approvisionner en carburant ainsi tous les autres produits de premières nécessité.

Le premier problème que décri tout le monde est la dégradation très avancée des routes. A cela, il faut ajouter l’insécurité sur la route. Pour quitter Bangui pour Bangassou, il faut passer trois semaines. Pendant la saison des pluies, il faut un mois. C’est ainsi que l’approvisionnement en carburant pose un sérieux problème.

Les habitants de cette ville ont les yeux tournés vers la République Démocratique du Congo (RDC), frontalière avec le pays et cette région. Le carburant vient de là. Et les prix ne sont pas stables.

Parfait Liando, leaders de la jeunesse du 2e arrondissement de Bangassou et vendeur de carburant se plaint. « Nous nous approvisionnons en carburant de la RDC. Les prix ne sont pas stables. Nous revendons ici à 2.000 fcfa le litre parfois cela augmente jusqu’à 2.500 fcfa. Notre problème est que nous n’avons pas de station-service ici. Total est parti depuis très longtemps aux forts moments de la crise ».

Répondant au gouvernement qui a interdit l’importation des carburants, il pense que cela ne leur concerne pas car, il n’y a pas de mesure d’accompagnement. « Si nous arrêtons, la population sera coupée de toute source d’énergie. Le gouvernement doit penser à nous ouvrir une station-service », a-t-il lancé.

Ce prix d’essence exorbitant impacte sur le transport internet. Même pour une distance ne dépassant pas 5 km, le taxi moto facture à 500 FCFA.

Avec l’augmentation des prix des produits pétroliers, si la RDC aussi augmente ses prix, le litre de carburant risque d’atteindre 3.000 FCFA dans la ville de Bangassou et ses environs. Un fait que les vendeurs ainsi que les utilisateurs ne souhaitent pas.

Les conducteurs de mototaxis, les habitants ainsi que les autorités locales appellent à des solutions durables pour assouplir la souffrance de la population.                           

Fridolin Ngoulou