La République centrafricaine est secouée depuis 2013 par une crise militaro-politique la plus désastreuse de son histoire. Au début de l’année 2020, le pays est tombé aussi sous le poids de la nouvelle crise sanitaire mondiale qui est la pandémie de la Covid-19. Ces deux crises ont plongé le Centrafrique dans le chaos et constituent un obstacle à son développement socio économique et sociale.

En effet, plusieurs rapports des organisations internationales ont montré que le tissu économique et les conditions humanitaires en Centrafrique sont dégradés. La population vit la peur au ventre, les activités économiques tournent au ralenti, le secteur agro-pastoral a perdu sa lettre de noblesse, le système éducatif est réduit à néant et le pays se retrouve au carrefour d’un complot géopolitique et stratégique, mettant en danger les relations internationales et diplomatiques avec les grandes puissances, qui sont les partenaires de Centrafrique. Ces quelques situations montrent à suffisance le difficile contexte dans lequel vit actuellement le centrafricain.

Devant cette situation, il est important que des réponses urgentes soient trouvées pour éviter le pire et redonner de l’espoir au peuple. A cet effet, le Conseil économique et social, l’une des institutions de la République par la volonté de son président Alfred Taïnga Poloko a convoqué sa deuxième session ordinaire du 02 août au 14 septembre 2021 au palais de la Cemac à Bangui. L’objectif est de rassembler les différents acteurs politiques et sociaux afin d’échanger et de chercher ensemble des voies et moyens pour le redressement du pays.  

Dans son discours de circonstance lors de l’ouverture de cette session, le président du Conseil économique et social Alfred Taïnga Poloko a rappelé que cette deuxième session va se dérouler autour de dix (10) thématiques qui seront développées par des membres du gouvernement centrafricains et les ambassadeurs des pays entre autres la France, les Etats-Unis, la Russie et de l’Union européenne, tous partenaires au développement de la République centrafricaine. Ces thématiques s’articulent tous sur deux points à savoir : présenter la situation sociale, économique et humanitaire du pays et braquer un coup de projecteur sur les relations internationales et diplomatiques avec les États partenaires de la Centrafrique. 

« La République centrafricaine est en train de traverser un moment crucial de son avenir. Nous avions connu des crises successives et surtout avec cet embargo qui continue d’empêcher nos forces armées légales et légitimes afin de défendre le territoire centrafricain. A cela, s’ajoute la crise économique provoquée par la Covid-19 et à cette restriction budgétaire que nous est soumise certains de nos partenaires. L’ensemble de ce problème nous interpelle tous. C’est pourquoi, les membres du Conseil économique et social qui est le parlement des organisations de la société civile vont se réunir pour investiguer, faire des prospections et chercher des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui et ces solutions seront soumises au chef de l’État  pour qu’il puisse en tirer profit en cherchant à résoudre le problème de la paix et de la sécurité en Centrafrique», a indiqué Vie de Dieu Ngonko- Nzenguet, premier vice-président du Conseil économique et social.

« Nous savons aussi que la République centrafricaine a été ciblée comme terrain des affrontement géopolitiques et stratégiques. D’où nécessité de faire attention et de bien gérer cette situation   afin de ne pas tomber dans le piège du complotisme », a-t-il ajouté.

Cette deuxième session regroupe tous les membres du Conseil économique et social, certains membres du gouvernement, quelques députés de la nation et quatre invités extérieurs qui sont tous des patrons des sociétés industrielles au Cameroun.

Brice Ledoux Saramalet