Après quelque temps de suspension, la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA a repris le mercredi 11 février. À cette occasion, la mission s’est dite préoccupée par la situation humanitaire dans le Haut-Mbomou et affirme travailler en collaboration avec les autorités locales et les forces de l’ordre pour le retour de la paix dans cette localité.
Au cours de cette rencontre, la question de la situation humanitaire et sécuritaire dans le Haut-Mbomou a largement été abordée. Après la crise sécuritaire perpétrée par le groupe armé Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), qui a frappé cette zone pendant la période électorale, de nombreuses personnes vivent dans des conditions très difficiles, tandis que d’autres ont été contraintes de trouver refuge à Zapaï, en République démocratique du Congo (RDC).
Face à cette situation, la MINUSCA, partenaire du gouvernement centrafricain engagé dans la recherche d’une paix durable dans le Haut-Mbomou, et particulièrement à Zémio, a porté assistance aux personnes touchées par la crise en leur fournissant une aide humanitaire afin de leur permettre de survivre.
Sur le plan sécuritaire, la mission a renforcé les effectifs de ses agents dans cette localité, où des patrouilles sont menées afin de dissuader les groupes armés et sécuriser la zone. Cela a permis le retour de certains déplacés qui se trouvaient en RDC. Joël Ndoli Pierre, porte-parole par intérim de la MINUSCA, qui a animé cette conférence, a salué les avancées de la situation sécuritaire dans la région :
« Dans le Haut-Mbomou, notamment à Zémio, les autorités locales, en étroite collaboration avec les forces nationales et avec l’appui conjoint de la force de la MINUSCA et des forces de défense et de sécurité intérieure, ont engagé une dynamique qui a conduit à des développements récents encourageants, notamment le retour des populations de Zémio depuis Zapaï, en RDC. À titre d’illustration, cette dynamique a permis le retour d’environ 700 à 750 personnes (soit l’équivalent de 180 familles) de Zapaï vers Zémio dans des conditions sécurisées », a-t-il déclaré.
Pour le moment, les habitants du Haut-Mbomou commencent progressivement à reprendre leurs activités. Toutefois, la prise en charge des personnes déplacées reste un défi majeur. Malgré les efforts déployés par la MINUSCA pour faire face à cette situation, les besoins des déplacés demeurent considérables.
La population du Haut-Mbomou appelle le gouvernement centrafricain à prendre ses responsabilités pour garantir leur sécurité, car elle vit dans une insécurité quasi permanente depuis plusieurs années. Elle plaide ainsi pour un renforcement des effectifs des FACA afin de couvrir l’ensemble de la zone, rétablir la quiétude et permettre aux populations de vivre et de s’épanouir librement. Caleb Zimango Bango

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