La République centrafricaine, à l’instar d’autres pays du monde a célébré mardi 12 août la Journée internationale de la jeunesse, instaurée par les Nations unies. À Bangui, cette célébration organisée par le ministère de la Promotion de la jeunesse, du Sport et de l’Éducation civique, en collaboration avec l’UNFPA et d’autres partenaires, a vu la participation de jeunes venus de différentes localités.

La célébration a débuté par l’observation d’une minute de silence en mémoire des victimes de l’accident survenu dans la nuit du dimanche 9 août à Bimbo, sur la rue des Sœurs.

Au cours de cette cérémonie, le gouvernement centrafricain, par l’intermédiaire du ministère de tutelle, a souligné son ferme engagement à soutenir la jeunesse sur les plans éducatif, sanitaire, culturel et dans bien d’autres domaines.

Dans son discours de circonstance, le ministre de la Promotion de la jeunesse, du Sport et de l’Éducation civique, Héritier Doneng, a souligné le potentiel que représente la jeunesse et évoqué le soutien du gouvernement à son égard.

Il affirme : « La jeunesse centrafricaine représente pour nous la proportion démographique la plus élevée du pays. Plus de 75 % de la population, c’est une richesse, c’est un capital que l’État serait appelé à investir. Comme j’avais évoqué, investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’éducation, c’est investir dans la santé sexuelle et la reproduction, c’est investir dans les formations professionnelles, c’est investir dans la mobilisation citoyenne et c’est investir dans le leadership. C’est ce que le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, nous a confié », a-t-il confirmé.

L’avenir du pays repose sur la jeunesse, et cette jeunesse doit être consciente de la responsabilité qu’elle incarne. Pour parvenir à cette hauteur, elle doit bénéficier de l’appui de certains partenaires en termes de formation. Ainsi, elle appelle le gouvernement et les partenaires à investir davantage pour sa réussite.

Du côté des partenaires, l’UNFPA et la MINUSCA, ont réaffirmé leur engagement à soutenir la jeunesse centrafricaine, malgré la réduction de leur financement exigée depuis le sommet.

Pour le Conseil consultatif de la jeunesse, à travers son secrétariat exécutif, la jeunesse est la force d’une nation. Cette jeunesse doit se battre pour son autonomie et le développement de son pays. Elle ne doit pas continuer à solliciter l’appui des partenaires pour son bien-être, mais doit se jeter à l’eau pour son propre développement.

Le Conseil consultatif de la jeunesse a également recommandé au gouvernement de doubler davantage le budget du ministère en charge de la jeunesse afin de mieux gérer cette jeunesse, qui représente l’espoir de demain.

Caleb Zimango Bango