Renforcer le rôle des Organisations de la Société Civile (OSC) dans le développement et la gouvernance du pays. C’est l’objectif d’un forum organisé ce mardi 11 août 2026 à la Maison de Service de Bangui, dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement de la Société Civile (PARSOC), mis en œuvre par Welthungerhilfe (WHH), en consortium avec APSUD, avec le financement de l’Union européenne.

À travers ce forum, les organisateurs entendent créer un espace de dialogue, d’échanges et de mise en réseau entre les OSC, mais également favoriser leur collaboration avec les institutions. La rencontre vise aussi à renforcer leurs compétences en matière de recherche, d’analyse des données et de rédaction de rapports, autant d’outils nécessaires pour mener des actions de plaidoyer fondées sur des éléments probants.

Pour Jameson Gadazirai, Directeur pays de WHH en République centrafricaine, cette initiative revêt une importance particulière. « C’est une activité historique pour la République centrafricaine. Nous venons de lancer un forum de formation et d’échanges entre les organisations de la société civile qui sont dans le cadre de notre projet PARSOC, financé par l’Union européenne », a-t-il expliqué.

Selon lui, le projet PARSOC vise notamment à renforcer les capacités des organisations locales présentes dans six préfectures du pays. Ces structures, en contact direct avec les communautés, constituent souvent les premiers acteurs à répondre aux besoins des populations.

200 organisations identifiées dans six préfectures

Pour Nana NGASSA Martiale Helga, Coordinatrice de l’ONG APSUD, le forum marque une étape importante dans la mise en œuvre du projet, qui s’étend sur une période de trois ans. « C’est un projet de trois ans à travers lequel une identification de 200 OSC a été faite dans six préfectures de la Centrafrique. La première phase, c’est l’identification, ensuite vient la phase de formation et l’autre phase concerne l’organisation des forums », a-t-elle précisé.

Après Bangui, ces rencontres devraient se poursuivre dans d’autres villes du pays, notamment Bouar, Kaga-Bandoro et Bambari, qui constituent des zones d’intervention du projet.

Au-delà des échanges, l’ambition est de doter les OSC d’outils leur permettant de mieux documenter les réalités vécues par les communautés. La maîtrise des techniques de recherche, la collecte et l’analyse des données ainsi que la rédaction de rapports doivent ainsi leur permettre de formuler des propositions plus solides et de mener des actions de plaidoyer mieux argumentées.

À terme, le PARSOC entend contribuer à l’émergence d’une société civile centrafricaine davantage organisée, connectée et capable de participer activement au dialogue avec les pouvoirs publics et les autres acteurs du développement.

Charlemagne Nzembe