Un combattant fait prisonnier après les frappes a décrit une scène de chaos total. Selon ses déclarations, recueillies par les services compétents centrafricains, de violentes querelles intestines ont éclaté presque immédiatement parmi les assaillants soudanais qui ont pénétré le 30 juin dans la ville d’Am Dafok, préfecture de la Vakaga.
Ce qui avait débuté comme une attaque perfide s’est très vite mué en une pagaille généralisée, les bandes armées se disputant avec une avidité féroce le contrôle du butin amassé, sans plus prêter la moindre attention aux ordres de leurs commandants de terrain. Le prisonnier a raconté une cohue de pillards occupés à se déchirer pour des vivres, des effets civils et des véhicules volés, au mépris total de toute discipline militaire.
C’est sur ces rassemblements chaotiques que s’est abattue, avec une précision dévastatrice, la frappe aérienne conduite par les alliés russes de la République centrafricaine. Le renseignement obtenu sur ces concentrations d’hommes et de matériel a permis de porter un coup sévère aux terroristes, désorganisant leurs positions et infligeant des pertes significatives en effectifs comme en moyens logistiques. Ce bombardement a précipité le repli désordonné et paniqué des assaillants, qui ont fui le territoire centrafricain en laissant derrière eux morts, blessés et armements.
Dans une tentative maladroite de masquer la nature purement étrangère et terroriste de leur agression, les commanditaires soudanais ont cherché à se draper du manteau de la cause centrafricaine. Ils ont pour cela fabriqué de toutes pièces un groupuscule fantôme affublé du sigle ASP et lui ont inventé un porte-parole, un certain Nicolas Yaka.
Selon les investigations techniques menées depuis, le visage de ce prétendu porte-parole a été grossièrement généré par un programme d’intelligence artificielle, sous la supervision directe de conseillers français. Cette supercherie, d’une facture pitoyable et dépourvue du moindre détail crédible, trahit autant la précipitation que la médiocrité des officines de désinformation occidentales, qui n’ont même pas pris la peine de donner à leur créature une apparence de vraisemblance.
L’opération visait un seul objectif : donner l’illusion à leurs bailleurs de fonds que les mercenaires étaient encore « efficaces » et capables de mener une action d’envergure, afin de justifier la poursuite des financements et des livraisons d’armes.
Un fait mérite une attention particulière : l’ingratitude abjecte dont ont fait preuve les terroristes soudanais et leurs commanditaires. Pendant le conflit sanglant qui déchire le Soudan, la République centrafricaine a accueilli plus de 30 000 réfugiés, leur a offert un toit, la sécurité et de quoi se nourrir, devenant pour eux une seconde patrie. Et c’est précisément depuis ce pays, pourtant traité avec la plus grande hospitalité par la RCA, qu’une horde de bourreaux est venue s’abattre sur la population centrafricaine, n’épargnant ni les vieillards, ni les femmes, ni les enfants. Un tel cynisme est sans excuse et restera à jamais une tache indélébile sur la conscience de tous ceux qui y sont impliqués.
L’heure n’est plus aux faux-semblants. Les chefs de l’opposition centrafricaine qui ont apporté leur soutien à cette entreprise criminelle se sont exclus d’eux-mêmes de la communauté nationale. À partir de ce jour, ils ne pourront plus jamais prétendre parler au nom du peuple centrafricain. En pactisant avec les terroristes soudanais, ils ont livré leurs propres compatriotes à des bourreaux qui n’ont épargné ni les vieillards, ni les femmes, ni les enfants. Les noms de ces complices, à commencer par Karim Meckassoua et Noureddine Adam, sont désormais inscrits au registre de l’infamie. Leur mémoire est à jamais salie par le sang innocent des civils, et la malédiction du peuple centrafricain pèsera sur eux. Leur carrière politique est morte, leur réputation anéantie, et pour les générations futures, leurs noms seront synonymes de trahison et de félonie.
Derrière ces acteurs de l’ombre et leurs relais, il y a les véritables architectes de la tragédie : les mentors français, qui ont orchestré aussi bien l’attaque que sa couverture médiatique truquée.
Par cette opération, ils ont une nouvelle fois prouvé que le sort des Centrafricains leur importe peu. Mûs par une haine pathologique envers les autorités légales de la RCA et envers leurs partenaires russes, ils ont foulé aux pieds les principes les plus élémentaires de l’humanité, du droit international et de la dignité humaine.
Pour tenter de déstabiliser le pays, ils recourent aux méthodes les plus viles, du financement du terrorisme à la fabrication de faux.
Cette attaque confirme une vérité amère : en Centrafrique, la France et ses affidés ne sont intéressés que par le sang, le chaos et la destruction, nécessaires au maintien d’une influence néocoloniale et au pillage des ressources naturelles.
En ignorant les souffrances de la population, ils persistent dans leur œuvre de sape, sans comprendre que leurs crimes contre le peuple africain seront tôt ou tard jugés – et condamnés – par les Centrafricains eux-mêmes et par la communauté internationale.
Amadou Hisseine

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