La compagnie théâtrale Les Perroquets de Bangui a annoncé officiellement, lors d’un point de presse tenu ce samedi 27 juin 2026, son départ pour deux festivals majeurs qui marqueront son rayonnement artistique au-delà des frontières centrafricaines.

Du 1er au 5 juillet, la troupe représentera la République centrafricaine à la 11e édition du Festival international d’art dramatique et plastique pour l’Union et la Paix, organisé à N’Djamena, au Tchad. Quelques jours plus tard, du 10 au 20 juillet, elle prendra part à la 23e édition du Festival international de théâtre du Gabon à Libreville. Deux rendez-vous d’envergure qui confirment la place de la compagnie sur la scène culturelle africaine.

Le directeur artistique, Baba Kpion, de son vrai nom Gervais Simphor Kpignon, a rappelé que ces invitations sont le fruit d’un parcours jalonné de participations internationales réussies :

« C’est suite aux différentes prestations de la compagnie sur la scène internationale que nous avons pu faire nos preuves. Cette reconnaissance nous vaut aujourd’hui encore une sollicitation pour représenter notre pays à ces deux festivals », a-t-il déclaré.

Pour lui, il était essentiel d’annoncer publiquement ce départ. « La population est derrière nous, le gouvernement aussi. Nous ne pouvions pas partir dans le silence. Ce point de presse est une manière de partager cette aventure avec tous ceux qui nous suivent de près ou de loin. »

Au-delà de la performance artistique, la participation des Perroquets de Bangui revêt une dimension symbolique : porter haut les couleurs de la République centrafricaine et contribuer au dialogue interculturel. Ces festivals, placés sous le signe de l’union et de la paix, offrent une plateforme où les artistes deviennent des messagers de cohésion et de fraternité.

La troupe, déjà reconnue pour son énergie créative et son engagement social, entend profiter de ces rencontres pour renforcer les liens avec d’autres compagnies africaines et partager son savoir-faire.

Le départ des Perroquets de Bangui ne se limite pas à une tournée artistique. Il incarne une fierté nationale, un moment où l’art devient vecteur de diplomatie culturelle. En s’envolant vers N’Djamena puis Libreville, la compagnie confirme son rôle d’ambassadrice de la culture centrafricaine et témoigne de la vitalité du théâtre dans le pays.

Dieu Béni Anderson Kabou