L’escalade de la violence et les contraintes d’accès aggravent la crise humanitaire dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, selon la déclaration par Mohamed Ag Ayoya, Coordonnateur Humanitaire.
La situation humanitaire dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, continue de se détériorer, sous l’effet de l’insécurité persistante, de l’augmentation des risques de protection et des contraintes d’accès humanitaire. Les civils sont confrontés à des vulnérabilités croissantes, la violence perturbant les moyens de subsistance, les services de base et l’acheminement de l’aide.
Des incidents récents ont accentué la peur au sein de communautés déjà fragiles. Le meurtre, le 29 juin, d’un leader religieux engagé dans des efforts de réconciliation communautaire met en évidence l’impact de la violence sur la cohésion sociale et les mécanismes locaux d’adaptation. Les efforts de médiation à Zémio et Obo continuent de se heurter à des contraintes d’accès, limitant le soutien apporté aux populations affectées.
Les préoccupations en matière de protection restent vives. Les civils sont confrontés à des menaces telles que les meurtres, les enlèvements, l’intimidation et les restrictions de mouvement.
L’enlèvement de deux civils à Zémio en mai, qui restent portés disparus, reflète une tendance plus large de disparitions qui accentue la peur et la détresse psychologique. Les femmes et les filles font face à des risques accrus de violences sexuelles et basées sur le genre, tandis que les enfants sont exposés au recrutement, à l’exploitation et à des perturbations de leur accès à l’éducation. Par ailleurs, l’insécurité et la présence d’éléments armés limitent l’accès des civils aux marchés, aux terres agricoles, aux soins de santé et à d’autres services essentiels, aggravant l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité.
L’accès humanitaire est de plus en plus restreint, notamment le long d’axes clés tels que Zémio–Mboki et Zémio–Dembia. L’insécurité a perturbé les mouvements du personnel et des fournitures, réduisant la portée de l’assistance vitale. Les incidents impliquant des menaces, des vols et des violences contre les travailleurs humanitaires limitent davantage les opérations.
Ces contraintes affectent considérablement la réponse humanitaire, entraînant des retards accrus et isolant les communautés vulnérables. La fourniture de l’assistance essentielle est perturbée à un moment où les besoins augmentent. La récente recrudescence de la violence complique également les efforts de préparation en matière de santé publique, notamment face à Ebola dans cette zone frontalière à haut risque.
Source : Coordination humanitaire

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