Lors d’une conférence de presse, Gutenberg Socrate Taramboye, président fondateur du Mouvement panafricain pour une Afrique libre, a pris la parole pour dénoncer la position du Royaume-Uni face aux revendications africaines sur la question des réparations liées à la traite négrière. Selon lui, la menace britannique de restreindre l’accès aux visas pour les pays africains qui réclament justice est une provocation inacceptable et une atteinte à la dignité des peuples du continent.
Taramboye a rappelé que la demande de réparations ne relève pas de la charité, mais bien d’une exigence de vérité et de justice. « C’est une question de reconnaissance historique », a-t-il insisté, soulignant que l’Afrique continue de subir les conséquences économiques et sociales de siècles de pillages et d’exploitation. Pour lui, la misère persistante du continent est directement liée aux crimes de la traite négrière et aux spoliations coloniales.
Le leader panafricain a particulièrement fustigé l’attitude du Royaume-Uni, qu’il accuse de vouloir effacer son rôle historique dans l’esclavage tout en menaçant aujourd’hui ceux qui réclament réparation. « Qui n’est pas au courant du rôle que l’Angleterre a joué dans la traite négrière ? », a-t-il lancé, rappelant l’exploitation illégale des ressources africaines orchestrée par la puissance coloniale. Il a dénoncé une posture arrogante et contradictoire, estimant que Londres devrait assumer ses responsabilités au lieu de brandir des menaces.
Au-delà de la dénonciation, Taramboye a appelé à une mobilisation panafricaine. Il a exhorté l’Union africaine à élaborer une doctrine claire sur la question des réparations, afin que les engagements pris à la tribune des Nations unies ne restent pas lettre morte. « Il faut que ce soit effectif », a-t-il martelé, invitant les gouvernements africains à aller jusqu’au bout de ce combat.
Son discours s’est transformé en un véritable appel à l’unité et à l’action. Il a invité les « pères panafricains » et les gouvernants du continent à s’unir dans ce combat de liberté et de reconnaissance. Pour lui, l’Afrique doit se lever aujourd’hui afin que les générations futures puissent vivre dans la dignité et bénéficier des mêmes opportunités que les enfants européens ou américains. Taramboye a réaffirmé que la lutte pour les réparations est indissociable de la quête de liberté et de souveraineté du continent. Son message, porté avec force, résonne comme un rappel que l’Afrique ne demande pas des faveurs, mais exige justice pour les crimes historiques qui continuent de peser sur son destin.
Dieu Béni Anderson Kabou

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