Ce mardi 23 juin 2026, Éric Massi, qui s’est présenté comme le fils de feu Charles Massi, a comparu devant la Cour pénale spéciale (CPS) dans le cadre du procès de Bossembélé. Premier témoin entendu dans cette affaire, il n’a pas manqué d’accuser l’ancien président François Bozizé d’être responsable de l’assassinat de son père.

Son témoignage vient renforcer les charges qui pèsent contre l’ex-chef de l’État. Avant même son audition, le cabinet d’instruction de la CPS avait déjà indiqué que le nom de François Bozizé figurait parmi les principaux suspects dans l’affaire de la disparition de Charles Massi. De même  pour de la disparation   d’Hassan Ousmane.

À la barre, Éric Massi a déclaré que « si son père est mort, c’est à cause de François Bozizé ». Il a également affirmé que le corps de son père n’avait jamais été retrouvé. Selon lui, l’ancien président demeure le principal responsable de cette disparition.

Au cours de l’audience, une lettre lui a été présentée. Le témoin a affirmé que ce document serait à l’origine du différend qui opposait son père à François Bozizé.

Il a par ailleurs indiqué que le décès de son père avait profondément affecté sa famille et que sa mère était également décédée par la suite.

Parallèlement à cette audition, la Cour a définitivement tranché la question du mode de jugement de François Bozizé. Elle a annoncé que l’ancien président serait jugé par contumace en raison de son absence.

Cela répond effectivement aux exceptions soulevées par la défense sur le non-respect de la procédure. Les avocats avaient demandé que la notification auprès des ministres de la Justice et des Affaires étrangères soit faite avant de déclencher cette procédure de contumace.

L’audition du premier témoin n’a toutefois pas pu être achevée. Les débats ont été renvoyés au jeudi 25 juin prochain.

Déus Gracias Tchémanguéré