À cinq mois de sa clôture prévue en décembre 2026, le Projet Maïngo, consacré au capital humain et à l’autonomisation des femmes et des filles en République centrafricaine, a fait l’objet d’une évaluation approfondie. Le Comité de pilotage (COPIL) s’est réuni le lundi 3 août à Bangui pour examiner les résultats engrangés depuis son lancement en 2022.

Les différents rapports présentés ont permis de mesurer l’état d’avancement technique, la situation financière et la passation des marchés. Selon le coordonnateur du projet, Léon Patrice Nguérétia, les résultats sont globalement satisfaisants : « Le taux de réalisation par composante est encourageant, malgré les obstacles rencontrés. À ce jour, nous avons atteint un taux d’accomplissement financier de 74,93 % sur un budget total de 26,85 milliards de FCFA. »

Ces chiffres traduisent des progrès tangibles dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’insertion socio‑économique des femmes et des adolescentes, cœur de la mission du projet.

La réunion a toutefois mis en lumière certaines faiblesses, notamment le déficit de communication entre l’unité de gestion du projet et les ministères sectoriels. Plusieurs ministres ont regretté que les informations ne circulent pas efficacement.

Le coordonnateur a tenu à préciser que la coordination du projet veille à impliquer les points focaux sectoriels dans toutes les activités.

Présidée par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, la rencontre a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont Annie Michèle Mouanga (Travail), Marthe Augustine Kirimat (Promotion du Genre) et Hyppolite Jean Paul Ngate‑Robard (PME). Tous ont souligné l’importance de renforcer la synergie entre les acteurs afin d’assurer une clôture réussie et conforme aux exigences du Gouvernement et de la Banque mondiale.

Financé par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et mis en œuvre par le Gouvernement centrafricain, le Projet Maïngo a contribué à améliorer l’accès aux services essentiels et à renforcer les capacités communautaires. À l’approche de sa clôture, il incarne un modèle de partenariat entre l’État et ses partenaires techniques et financiers.

Malgré les défis, le bilan reste porteur d’espoir : les acquis du projet constituent une base solide pour poursuivre l’autonomisation des femmes et des filles, et consolider les efforts de développement dans le pays.

Dieu Béni Anderson Kabou