La première édition du festival « Ndara Tî Singa – Les Talents du Micro » s’est achevée le samedi 2 Août 2026 à Bangui par une soirée de gala marquée par la remise de certificats et de distinctions aux jeunes participants ayant pris part aux différentes activités du festival.
Organisé les 30 et 31 juillet, ce rendez-vous consacré à la promotion des métiers des médias et de la musique a réuni des dizaines de jeunes Centrafricains autour d’ateliers pratiques, de séances de coaching et de concours destinés à révéler de nouveaux talents.
Dans son intervention, la promotrice du festival, Nina Verdianne Niabodé, a dressé un bilan globalement satisfaisant de cette première édition. Elle a rappelé que l’initiative avait pour objectif d’offrir aux jeunes un cadre d’apprentissage, de découverte et de valorisation de leurs compétences dans les domaines du journalisme, de l’audiovisuel et de la musique.
Selon elle, près de 70 jeunes se sont inscrits au festival à travers les campagnes de sensibilisation menées dans les établissements scolaires et sur les réseaux sociaux. Une cinquantaine de participants ont pris part aux ateliers, tandis que 35 candidats ont effectivement participé aux différentes compétitions organisées dans les catégories journalisme et musique.
Les membres du jury ont sélectionné cinq lauréats en journalisme et cinq autres en musique. La tâche n’a pas été facile, tant le niveau des candidats était élevé.
« La relève est là. Pour les journalistes qui sont présents, il faut reconnaître que les jeunes ont démontré un véritable potentiel. Le jury a eu beaucoup de difficultés à départager certains candidats », a souligné la promotrice.
Au cours des deux journées d’activités, les participants ont bénéficié de formations portant notamment sur l’écriture journalistique, l’animation radio, le reportage, l’interprétation musicale ainsi que les techniques de prise de parole au micro.
Des défis à relever pour les prochaines éditions
Malgré le succès enregistré, les organisateurs reconnaissent avoir été confrontés à plusieurs contraintes, notamment le manque de moyens financiers et le temps relativement court consacré aux ateliers et aux séances de coaching.
Ils estiment également que des équipements techniques supplémentaires auraient permis aux jeunes intéressés par le journalisme de mieux se familiariser avec certaines pratiques professionnelles, telles que l’enregistrement d’interviews, le traitement du son ou encore le montage audio.
Parmi les recommandations formulées figurent le lancement plus précoce de la communication, le renforcement du suivi des candidats inscrits, la mobilisation de nouveaux partenaires et sponsors, ainsi que l’extension du festival dans les autres régions du pays.
Malgré un taux de participation estimé à environ 60 %, les organisateurs considèrent cette première édition comme une réussite. Le festival a permis non seulement de renforcer les capacités des participants, mais aussi de créer des liens entre jeunes talents et professionnels des médias et de la musique.
La soirée de gala a été ponctuée de prestations artistiques et de moments de célébration, clôturant ainsi deux jours d’échanges et de formation dédiés à l’émergence d’une nouvelle génération de journalistes et d’artistes centrafricains.
Charlemagne Nzembe

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