La République centrafricaine compte une population majoritairement jeune, représentant plus de 70 % de la population. Parmi elle, on trouve également un pourcentage élevé de jeunes désœuvrés et déscolarisés, mais souvent dotés de talents pouvant leur servir de plan B en cas d’interruption de leur parcours scolaire afin de gagner leur vie.

Bien que ces jeunes déscolarisés soient souvent confrontés à des défis, notamment le manque d’emploi, ils s’orientent vers un métier non seulement pour gagner leur vie, mais aussi, parfois, tout simplement pour prendre soin de leur famille.

À Bimbo, dans la sous-préfecture de Bangui-Fleuve, se trouve un atelier de fabrication de meubles connu sous le nom de « Magnifique ». Dans cet atelier, au moins cinq jeunes hommes s’activent avec beaucoup d’énergie à fabriquer des meubles de différentes qualités.

Il peut s’agir de divans, de canapés et de bien d’autres types de meubles. Sagesse Bengando, coordonnateur de cet atelier, explique : « Dans notre atelier, nous travaillons activement, main dans la main, avec mes coéquipiers. Nous fabriquons tout, en commençant par de petits accessoires jusqu’aux plus grands, notamment les armoires. »

Pour faire face à la mévente des meubles sur le marché, la fabrication est toutefois réduite et dépend essentiellement des commandes des clients ainsi que des partenaires. « Nous travaillons principalement sur commande de nos clients. Mais il faut dire qu’il nous arrive aussi de fabriquer certains meubles simplement pour montrer de quoi nous sommes capables. Après leur conception, nous les exposons devant l’atelier afin d’attirer davantage de clients », ajoute Dieu Béni Béfio, l’un des employés.

Comme dans toute activité, les difficultés ne manquent pas. Pour l’atelier Magnifique, l’un des principaux défis reste le retour des articles déjà vendus. Sagesse Bengando précise : « Les difficultés auxquelles notre entreprise est souvent confrontée sont non seulement la mévente des articles, mais aussi le retour des marchandises. Lorsqu’un défaut est constaté après la vente, les clients nous les ramènent. »

En Centrafrique, face à la faiblesse de l’économie et au faible taux d’emploi, de nombreux jeunes désœuvrés et déscolarisés ont décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat. Leurs efforts contribuent à la lutte contre le chômage et la pauvreté.                        

   BVIII Pappus Héritier