Le Groupe Thématique Environnement et Développement Durable de la Maison des Services des ONG Nationales en République centrafricaine (GTEDD-MDS-CA) a procédé, ce jeudi 30 avril 2026 à Bangui, au lancement d’une campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour une Centrafrique sans pollution plastique.

Cette rencontre a réuni plusieurs organisations non gouvernementales engagées dans la lutte contre la pollution plastique et la prolifération anarchique des plastiques non biodégradables. L’objectif principal est de lutter contre la pollution plastique en République centrafricaine.

Monsieur Thalo Jean François, coordonnateur du Groupe Thématique Environnement et Développement Durable de la Maison des Services des ONG Nationales, exhorte le gouvernement centrafricain à appliquer strictement les textes en vigueur :

« J’exhorte le gouvernement à appliquer strictement les textes en vigueur, à renforcer les contrôles, le suivi et les sanctions contre les plastiques interdits, et à promouvoir des alternatives durables comme les matériaux écologiques et le recyclage local », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a souligné la nécessité d’une coordination institutionnelle renforcée et a invité les partenaires techniques et financiers à apporter un appui accru. Il s’est également déclaré pleinement disponible pour accompagner les pouvoirs publics dans la mise en œuvre d’une gouvernance environnementale efficace.

Selon les organisateurs, l’éradication des plastiques non biodégradables repose sur l’application rigoureuse des textes légaux, l’engagement coordonné des autorités, l’appui des partenaires ainsi que la mobilisation de la société civile.

La dégradation environnementale, aggravée par le changement climatique et la prolifération anarchique des plastiques non biodégradables, particulièrement à Bangui, menace le développement durable, la santé publique et le bien-être des populations centrafricaines. Malgré l’existence d’un cadre juridique, son application reste insuffisante, alors que la communauté internationale, réunie en novembre 2025 à Belém, au Brésil, ainsi que plusieurs pays africains, ont appelé à des actions urgentes et efficaces.

L’ONG nationale Ouali Mon Gbou Ngangou a réaffirmé son engagement à participer activement aux actions citoyennes de salubrité, notamment le ramassage des déchets plastiques et les campagnes de sensibilisation, afin de mobiliser les communautés autour d’une responsabilité partagée et de promouvoir des comportements écoresponsables.

De son côté, Monsieur Jean Pascal Ndoyo, rapporteur général du Mouvement des Travailleurs Chrétiens (MTC), a affirmé avec fermeté que cette campagne de sensibilisation aura un impact positif sur la population de Bangui. Il a également lancé un appel particulier aux habitants de Marabéna, dans le 4ᵉ arrondissement de Bangui, afin qu’ils s’impliquent dans la lutte contre la pollution plastique non biodégradable pour protéger l’environnement :

« La question de l’environnement concerne tout le monde. Nous, associations et ONG nationales, sommes obligés d’anticiper sur cette problématique afin de montrer le bon exemple. Notre plaidoyer est que chacun prenne ses responsabilités. Si les déchets plastiques sont mal gérés, cela aura des conséquences directes sur notre environnement et c’est la population qui en pâtira. Nous demandons à la population centrafricaine, particulièrement celle de Bangui, de protéger notre environnement en limitant l’usage des sacs plastiques », a-t-il affirmé.

D’autre part, Madame Florence Gisèle Mbita, coordinatrice de l’ONG nationale FAYED, a imploré la mairie de Bangui d’installer davantage de bacs à ordures afin de sensibiliser la population :

« Nous demandons à la mairie de Bangui d’installer des bacs à ordures un peu partout, même de petite taille, afin de conscientiser les usagers et les encourager à jeter leurs déchets dans les poubelles pour lutter contre la prolifération anarchique des plastiques non biodégradables », a-t-elle souhaité.

Malgré le décret d’application de la loi n°20.015 du 16 juin 2020 portant interdiction des sacs plastiques en République centrafricaine, certains commerçants continuent encore d’exercer cette activité en raison du manque de suivi et de contrôle.

Arnold Ange Finmini