Victime d’une embuscade dans un village entre Boali et Bossemblé au début de cette semaine, le corps d’un chauffeur camerounais dont l’identité n’a pas été révélé est rappatrié ce 21 novembre au Cameroun avec le concours des autorités centrafricaines. La levée du corps a été organisée à la morgue de l’hôpital général par l’Union syndicale des conducteurs de Centrafrique présidée par Wilfried Dimanche Nguissimale.
Après l’attaque d’un convoi durant lequel un instructeur russe a été également touché, un conducteur camerounais fortement touché a succombé suite à ses blessures. Wilfried Dimanche Nguissimale donne des explications : « D’après les informations que nous avons, le chauffeur transportait le chargement russe. Nous essayons de faire la lumière sur l’incident, il y a quelque chose qui nous a étonnés. Lorsque le chauffeur est mort, il y a aussi un Russe qui est aussi mort. Nous nous disons qu’il y a peut-être une attaque inopinée sur le convoi qui a entrainé la mort de ces deux victimes. Nous attendons les résultats de l’enquête du gouvernement qui a déjà ouvert une enquête sur cette embuscade. Comme ça, nous allons faire la lumière sur la mort de ce chauffeur que les gens interprètent d’une autre façon ».
Les autorités de Bangui et les transporteurs ont uni leurs efforts pour faciliter les procédures de rapatriement, soulignant ainsi la solidarité entre les deux pays face à cette perte tragique. Ce rapatriement souligne également la nécessité d’améliorer la sécurité des routes et de protéger les conducteurs qui s’exposent à des situations à risque au quotidien dans leur travail. Le président de syndicale appelle à la retenue face à ce drame qui est repris de différentes manières sur les réseaux sociaux : « Nous avons rencontré hier le contingent russe et les autorités du gouvernement centrafricains qui étaient même scandalisés par la mort de ce frère camerounais. Ils nous ont dit qu’ils sont prêts à réparer tout préjudice sur de cas de perte. Le gouvernement nous a apporté des appuis multiformes, parce que ce n’est pas facile de rapatrier un corps dans deux jours. C’est pourquoi, je demande aux Centrafricains de rester calmes, d’être serins, et de ne pas céder aux interprétations des gens qui tentent par tous les moyens de saboter les efforts que les conducteurs centrafricains et leurs frères camerounais ainsi que les autorités de deux côtés font pour contribuer à l’économie de nos pays. Ils veulent profiter pour tenir l’image de nos parfaites collaborations », a renchérit ce dernier.
Une enquête est ouverte pour mettre la lumière sur les faits . Ainsi, une prise de conscience des dangers auxquels sont exposés les conducteurs sur le corridor Bangui-Douala est souhaitable pour renforcer la sécurité des conducteurs. Cet incident doit être le déclic d’une action pour renforcer la sécurité de tous les transporteurs dans les zones limitrophes de la Centrafrique pour la libre circulation des biens et des personnes.
Loïc Mbombo

Commentaires récents