Si l’eau est une denrée rare dans certains quartiers de la ville de Bangui cela n’a pas épargné les localités périphériques. Tel est le cas du village Bobassa 2 situé à 24 kilomètres au sud de la capitale centrafricaine au bord du fleuve Oubangui. La rédaction de l’Oubangui Médias s’est rendue à Bomassa 2 le week-end dernier pour des reportages.

Le village Bobassa 2 dans l’Ombella M’poko est composé de plus de mille cinq cents habitants. Ce village qui jonche la rive du fleuve Oubangui, manque cruellement d’eau potable. Pour se procurer d’eau potable, les habitants sont obligés de parcourir cinq kilomètres dans un village voisin pour s’approvisionner en eau potable du forage. Mais d’autres sont obligés de prendre l’eau de la source qui est mal entretenue à cause de la distance.

Sarah, une habitante de Bobassa témoigne : « Nous avons un sérieux problème d’eau potable. Un grand village comme le nôtre n’a même pas un seul point d’eau potable. Nous sommes obligés de faire trois fois les cinq kilomètres à pieds pour avoir de l’eau à boire. Nous voulons qu’on nous construise des points d’eau pour nous permettre de nous approvisionner rapidement et d’être à l’abri des maladies ».

Même son de cloche pour Koroka Angeline qui n’a pas manqué de déplorer les conditions et les maladies auxquelles ils sont exposés dans ce village : « Dans notre village pendant la période de la montée des eaux, nous sommes obligés de boire l’eau du fleuve car même la source est inondée. Ce qui fait que nous sommes toujours exposés aux maladies telles que le staphylocoque, la malaria et la typhoïde et autres ».

Emmanuel Kopondja, chef du village de Bobassa 2 s’exprime aussi : « Nous avons trop de problèmes dans notre village et l’eau qui est un élément indispensable pour l’homme fait partie de nos soucis. Je dirais que notre village est abandonné à son propre sort. Nous buvons seulement l’eau de la source et nous utilisons le fleuve pour préparer la nourriture, se laver voire  pendant l’inondation, c’est le fleuve que nous buvons. Presque tout le monde est exposé à des maladies. S’il y’a des ONG qui peuvent nous venir en aide, ce sera une bonne chose ».

Par ailleurs, après l’inondation de l’année dernière presque toutes les maisons de ce village sont détruites. Les habitants dorment dans des maisons qu’ils ont construites à base des branches de palmiers. La condition dans laquelle vivent ces habitants est très déplorable. Ils lancent un appel au gouvernement et aux ONG d’améliorer leurs conditions de vie.

Milca Bissidi