Dans sa parution du 28 septembre, le journal Jeune Afrique a indiqué que le chef rebelle tchadien Mahamat Abdoul Kadre Oumar, alias Baba Laddé, a une nouvelle fois basculé dans la rébellion en terre centrafricaine. Mais Bangui qualifie d’allégations mensongères visant à entraver les efforts des autorités des deux pays dans le domaine de la sécurité et de relation diplomatique.
Difficile pour nous de confirmer d’une manière indépendante la présence de Mahamat Abdoul Kadre Oumar, alias Baba Laddé publiée par nos confrères de Jeune Afrique qui dans leur publication du 28 septembre dernier ont affirmé qu’après s’être un temps rallié à Idriss Déby Itno puis à son fils, Baba Laddé a repris le chemin de la Centrafrique, sa terre de recrutement, en quête d’alliés et dans l’optique de se préparer afin de déstabiliser le pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno à N’Djamena.
Mais dans le souci de donner des bonnes informations au public et des informations vérifiées, un reporter du journal Oubangui Medias s’est rapproché du ministre de la communication et des médias qui est en même temps porte-parole du gouvernement Ghislain Serge Djorie, lors de la cérémonie de l’ouverture de la deuxième session parlementaire afin de vérifier si le gouvernement peut confirmer ou infirmer la présence de chef rebelle tchadien sur le territoire centrafricain. Mais, celui-ci a répondu sèchement à notre reporter que les journalistes centrafricains adorent des sujets conflictuels au lieu de traiter des sujets de développement.
Le peuple centrafricain tout comme nous a été surpris de voir un communiqué de presse rendu publique par le même membre du gouvernement qui a refusé de se prononcer sur l’affaire.
La rédaction du journal Oubangui Medias avait mesuré l’enjeu de telle information c’est ainsi qu’elle a souhaité avoir une réaction du gouvernement pour non seulement informer la communauté internationale que la RCA ne servira plus de base pour des gens qui veulent déstabiliser un pays voisin mais aussi de rappeler à ce chef rebelle tchadien Mahamat Abdoul Kadre Oumar, alias Baba Laddé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier où il a contribué durant plusieurs années à sa déstabilisation.
Et dans ce communiqué de deux pages signé par le ministre et porte-parole du gouvernement Ghislain Serge Djorie, le membre du gouvernement a rappelé que ce chef rebelle tchadien est l’un des acteurs de la crise que la RCA a connue en 2013.
Toujours selon ce communiqué, le gouvernement centrafricain réaffirme son engagement à collaborer avec les autres pays de la sous-région pour garantir la sécurité et la paix entre ces pays de la CEMAC.
A titre de rappel, le chef rebelle tchadien Baba Laddé a sévi entre 2010-2012 en RCA notamment à l’est et nord-est du pays avant d’être rapatrié dans son pays le Tchad, nommé chef de renseignement puis limogé à cause de sa moralité douteuse.
Durant cette période, les éléments de Baba Laddé dont Ali Darass ont commis des multiples crimes contre la population civile plus particulièrement à Ouadango non loin de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi. Il est recherché par la justice centrafricaine pour crimes contre l’humanité.
Christian Steve SINGA

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