Profitant de son passage à Bangui pour le concours de la SAPE organisé par l’ambassade de France, le sapeur international Djo Balard a animé une conférence le mardi 22 mai à l’Université de Bangui autour du thème : « la Sape comme mouvement culturel », devant un parterre d’étudiants. Cette conférence est présidée par le Recteur de l’Université de Bangui le Professeur Gérard Gresenguet, assisté du vice-doyen de la Faculté des Lettres et sciences humaines.
En présence de Jean Marc Grosgurin, ambassadeur de la France en Centrafrique, du recteur de l’Université de Bangui le Professeur Gérard Gresenguet, du corps enseignant de l’Université de Bangui, Djo Balard a eu le privilège d’entretenir l’assistance sur la SAPE qui est non seulement l’entretien de soi mais un art.
Venu en Centrafrique comme parrain du concours de la sape ( Bangui, Reine de la SAPE ), qui s’est déroulé en trois grandes phases qui sont le casting, la demi-finale pour enfin arriver à la final le 20 mai au stade omnisports de Bangui, Djo Balard et le Directeur de l’Alliance Française de Bangui ont été nommés par le maire de la ville de Bangui Citoyens d’Honneur de la ville de Bangui à l’issue de ce grand événement culturel innovant qui a mobilisé un grand nombre de public.
Fort de ce résultat, une conférence est organisée pour permettre de partager aux étudiants les vertus de la SAPE qui est un facteur de cohésion sociale et de paix comme le souligne le 7e commandement des sapeurs. Aussi pour motiver les étudiants à intégrer le monde des sapeurs pour mieux préparer la prochaine édition du festival de la SAPE pour toute la zone CEMAC que la ville de Bangui accueillera en 2024.
« Ça savez que je suis créateur de ce mouvement, c’est mon travail que j’ai dans ma vie, je suis parrain, je ne peux pas dire non de venir à ce mouvement. Comme on prépare la zone CEMAC, je vais passer quelques mois ici à recenser beaucoup de choses, à faire l’essentiel avec la jeunesse centrafricaine pour qu’on essaie de voir comment travailler avec beaucoup de pays. Parce qu’il faut que je fasse une tournée dans tous les pays de la zone CEMAC pour les préparatifs », a expliqué Djo Ballard.
L’objectif de cet événement culturel est selon Jean Marc Grosgurin de « parler positivement de la Centrafrique à travers les évènements culturels et aussi de valoriser les couturiers mais aussi les créateurs modélistes de la Centrafrique ».
Cependant, pour Djo Ballard, les étudiants sont ceux sur qui on peut espérer, d’où la nécessité de s’entretenir avec eux dans un premier temps : « vous savez que c’est aux étudiants qu’on a le plus confiance pour que la relève soit assurée un jour. Je fais des conférences dans le monde entier pour expliquer le domaine de la SAPE. Dans le monde entier tout le monde se sape et la SAPE est devenue une question très importante dans le monde entier. C’est pourquoi, je suis venu échanger avec les étudiants pour qu’ils sachent que la question de la SAPE est une question de vie ».
Roger, un étudiant ayant pris part aux assises nous livre ses impressions en ces termes : « C’est un moment salutaire pour nous les étudiants en particulier parce qu’on avait aucune idée sur la SAPE, on prenait ça pour quelque chose de luxe mais là, on s’est rendu compte que c’est un art qui a beaucoup d’importance. L’habillement au départ est juste de se couvrir sa nudité contre les intempéries sanitaires mais de nos jours, l’habillement a vraiment changé sa définition. L’habillement est devenu un art au point où quelqu’un qui sait bien le faire peut gagner sa vie comme nous le montre Djo Balard. Je ne regrette pas d’être présent à cette conférence ».
Cette conférence est également marquée par la remise du trophée de la SAPE à Yawakilou, vainqueur du concours de « Bangui, Reine de la SAPE » en plus d’un prix équivaut à 400.000 FCFA et une nuit à l’hôtel Ledger plaza pour deux personnes.
Belvia Espérance Refeïbona

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