La République centrafricaine durcit le ton face à la recrudescence de la consommation de drogues et de produits détournés de leur usage médical. Lors d’un point de presse tenu à Bangui, le ministre conseiller et porte‑parole de la Présidence, Albert Yaloké Mokpeme, a salué les récentes opérations menées par la police nationale avec l’appui des alliés russes. Ces actions ont permis la saisie de quantités considérables de stupéfiants, confirmant l’ampleur du phénomène et la détermination des autorités à y mettre un terme.
Selon les chiffres communiqués, les forces de l’ordre ont intercepté 2,5 millions de comprimés de diazépam et plus de 2 000 ampoules du même produit. À cela s’ajoutent des capsules de tramadol, du tramaking et du cannabis. Ces substances, normalement prescrites par les médecins pour soulager certaines douleurs, sont détournées de leur usage thérapeutique et consommées de manière abusive, souvent mélangées à de l’alcool, du café ou des boissons énergisantes. Une pratique dangereuse qui entraîne des comportements agressifs et incontrôlables, mettant en péril la santé publique et la sécurité.
Albert Yaloké Mokpeme a exprimé son inquiétude face à l’impact de ces drogues sur la jeunesse centrafricaine. « Ces médicaments, disponibles en pharmacie sur prescription médicale, sont utilisés à mauvais escient pour détruire notre jeunesse. C’est inacceptable », a‑t‑il martelé. Le porte‑parole de la Présidence a rappelé que les instructions du chef de l’État sont claires : lutter efficacement contre ce fléau et protéger les générations futures.
Les opérations de saisie s’accompagnent d’enquêtes approfondies pour déterminer l’origine de ces produits et identifier les réseaux impliqués. Les forces de défense et de sécurité suspectent l’existence d’organisations qui inondent le marché centrafricain. Des trafiquants ont déjà été arrêtés et leurs témoignages devraient permettre de remonter les filières. Mokpeme a insisté sur la nécessité de renforcer les mesures coercitives, notamment au niveau des frontières, afin de stopper l’entrée massive de ces substances.
Le ministre conseiller a tenu à saluer le courage des forces de l’ordre et des personnes impliquées dans ces opérations, parfois au péril de leur vie.
En intensifiant la traque des stupéfiants, la République centrafricaine envoie un signal fort pour la protection de la jeunesse et la préservation de la santé publique. Les enquêtes en cours et les mesures annoncées devraient contribuer à endiguer ce phénomène inquiétant et à renforcer la sécurité du pays.
Dieu Béni Anderson Kabou

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