Sous le patronage du Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et de la Première Dame, Brigitte Touadéra, le Forum national sur la planification familiale a été officiellement lancé le 22 avril 2026 à l’hôtel Ledger Plaza à Bangui. Placée sous le thème « Planification familiale, une responsabilité partagée pour le capital humain et l’essor économique de la République centrafricaine », cette rencontre de deux jours vise à renforcer les stratégies nationales en matière de planification familiale, tout en mettant l’accent sur l’accès équitable aux services, la sensibilisation des populations et l’implication de toutes les parties prenantes.
Dans son allocution, le Directeur régional du Bureau de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Dr Sennen Hounton, a souligné que : « Cet événement marque une étape importante pour la RCA dans sa marche vers un avenir où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et chaque jeune réalise son plein potentiel. La planification familiale n’est pas seulement une question de santé publique, c’est un levier puissant de transformation économique et sociale. Lorsqu’une femme peut choisir librement le nombre et le moment d’avoir des enfants, elle a davantage la possibilité de poursuivre ses études, de contribuer à la vie économique de sa communauté et d’améliorer le bien-être de sa famille », a-t-il déclaré.
De son côté, le Président de la République a exprimé ses attentes à l’issue de cette rencontre : « Nous attendons de ce forum un consensus sur les bienfaits de la planification familiale ainsi que des solutions aux défis identifiés, notamment l’utilisation encore faible des contraceptifs et la mise en place d’un système d’information fiable intégrant à la fois les données hospitalières et communautaires, y compris la gestion logistique », a-t-il conclu.
Pour sa part, le ministre de la Santé publique et de la Population, Pierre Somsé, a présenté le bilan de la mortalité maternelle et néonatale en RCA : « Nous sommes passés de 882 décès pour 100 000 naissances en 2016 à 692 décès pour 100 000 naissances aujourd’hui, ce qui montre une baisse significative de la mortalité maternelle, néonatale et infantile », a-t-il déclaré.
Ce forum vise à démontrer à la population que la planification familiale n’est pas un danger, mais une solution cruciale face au fléau de la mortalité maternelle et néonatale dans le pays, tout en appelant à une mobilisation de toutes les couches sociales sans exclusion. Organisé avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le forum a pris fin ce jeudi 23 avril 2026 avec l’adoption de recommandations et d’une feuille de route nationale destinée à accélérer les progrès dans le domaine de la planification familiale. Freddy Ulrich Tanga

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