Les débats contradictoires dans le cadre de l’appel du procès de Ndele 1 se sont clôturés le vendredi dernier à la Cour pénale spéciale (CPS).
Dans son réquisitoire, le parquet spécial a rappelé les faits ayant conduit à la condamnation des quatre accusés. Il a affirmé rester serein, estimant que les avocats de la défense n’avaient pas trouvé les moyens légaux pour contester la décision initiale. Ainsi, les moyens soulevés par la défense devaient être purement et simplement écartés.
Alain Tolmo, substitut du procureur spécial, a appuyé cette position en demandant l’exclusion des faits du dossier, l’annulation d’accès aux pièces originales et d’auditions. Il a qualifié ces requêtes de « fantaisistes » visant uniquement à perturber le bon déroulement du procès.
Le parquet a également démontré la responsabilité pénale des quatre accusés. Selon lui, le 14 mai, des témoins ont vu Azor Kalite accompagné de combattants Goula. Le 19 mai, il a été interpellé en compagnie d’autres individus.
Chafardine Moussa et Antar Ahmat figurent sur la liste des colonels du mouvement Seleka. Chafardine Moussa a été recruté par Noureddine Adam, formé au Soudan au sein du FPRC Goula pour devenir colonel. Le parquet a indiqué qu’il a répondu à l’appel de ses parents et a accompagné Kalite Azor pour aller combattre, et que des armes et matériels saisis à son domicile justifiaient ces accusations.
Concernant Oscar Wordjonodrogba, son épouse a affirmé qu’il avait envoyé ses enfants à Tiringulu pour se rendre à Ndele. Antar Ahmat, quant à lui, a agi sous le commandement de Kalite Azor, combattant Goula, et a participé aux représailles des Goula contre les Rounga. Les témoignages versés au dossier établissent sa participation, ce qui a suffi à la section d’assises pour le déclarer pénalement responsable.
Le parquet a donc demandé le rejet des requêtes de la défense et leur considération comme infondées. La partie civile a demandé, pour sa part, d’écarter les demandes d’exclusion de certaines pièces afin de garantir la manifestation de la vérité.
La défense a insisté pour l’acquittement de ses clients. L’avocat d’Azor Kalite a rappelé que son client avait été arrêté en dehors du lieu du crime et a dénoncé une décision rendue pour satisfaire des tiers. L’avocat d’Antar Ahmat a soutenu que les attaques survenues ne suffisaient pas à établir la culpabilité. Enfin, pour Oscar Oumar Wordjonodrogba, la défense contestait les éléments présentés : les témoignages et le bornage téléphonique.
La CPC est désormais appelée à statuer sur ces appels en s’appuyant sur les arguments des parties.
Déus Gracias Tchémanguéré

Commentaires récents