Chaque année, le monde célèbre la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars. En République centrafricaine, la Mission Rhéma a organisé cette année, une célébration anticipée le 7 mars à travers un séminaire réunissant des femmes venues de différents quartiers de la capitale. Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques ont été débattues autour du pouvoir et du rôle que la femme détient dans la société.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition de la conférence des femmes organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. Pour cette année, le thème choisi par cette église est : « Guérir des blessures intérieures ».

Durant ce séminaire, les participantes ont été sensibilisées sur leur rôle dans la transformation de la société. Il a été rappelé que les femmes détiennent des capacités et des responsabilités que Dieu leur a confiées à différents niveaux. Elles donnent la vie et contribuent largement au développement de leur foyer, mais aussi de leur pays.

Marie-Paul Balezou, organisatrice de cette manifestation, souligne l’importance de cette initiative : « C’est pour faire comprendre aux femmes qu’elles ne doivent pas continuer à se définir uniquement par leurs blessures. Elles peuvent trouver des solutions et contribuer à changer la société. Je veux aussi m’adresser aux hommes pour leur dire qu’ils ont un rôle à jouer, car beaucoup de choses dépendent d’eux. Dieu a demandé à l’homme d’aimer sa femme. Si l’homme n’aime pas sa femme, cela peut être à l’origine des blessures que les femmes portent aujourd’hui », a-t-elle déclaré.

Plusieurs thématiques ont également été abordées sur les techniques permettant aux femmes de guérir leurs blessures. Francine Bossokpi, l’une des panélistes, explique : « Bien que nous ayons parlé de l’économie et d’autres sujets, notre conférence est principalement basée sur la parole de Dieu. J’ai eu la grâce de me marier à l’âge de 23 ans et aujourd’hui je totalise 16 ans de mariage. Je connais le fonctionnement d’un foyer. Il y a des périodes de turbulences, mais si votre foyer est fondé sur Dieu, vous triompherez. Aujourd’hui, l’amour manque dans certains foyers et c’est l’orgueil qui domine. Beaucoup de femmes ne veulent pas se sacrifier pour leurs enfants, ce qui crée du désordre, alors que la Bible enseigne que l’amour supporte tout », a-t-elle souligné.

Les femmes ayant participé à ce séminaire affirment avoir acquis des connaissances sur les moyens de guérir leurs blessures intérieures. Prisca Moyeke, présidente de l’Association des femmes artisanes minières de Centrafrique (AFAMCA), témoigne : « J’ai été marquée par l’initiative de cette conférence et surtout par le thème, qui est très important. Quand on est blessé intérieurement, rien ne fonctionne correctement. Je suis heureuse de ce séminaire qui cherche à cicatriser nos blessures », a-t-elle affirmé.

À travers cette campagne de sensibilisation, les femmes centrafricaines sont encouragées à prendre davantage leur destin en main. De plus en plus d’initiatives portées par des femmes engagées contribuent aujourd’hui à renforcer la connaissance et la compréhension de la Journée internationale des droits de la femme.

Caleb Zimango Bango