Afin de répondre aux besoins humanitaires en République centrafricaine, le gouvernement centrafricain et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) ont lancé ce jeudi 5 février, le Plan de réponse humanitaire 2026. Ce plan vise à apporter une réponse appropriée à la crise humanitaire qui persiste dans le pays cette année.

Selon l’OCHA, contrairement à l’année précédente, le Plan de réponse humanitaire 2026 nécessite un financement de 264,1 millions de dollars américains afin de sauver des vies et d’assister les populations les plus vulnérables en période de crise.

La communauté humanitaire ambitionne d’apporter une assistance à 1,3 million de Centrafricains particulièrement vulnérables, sévèrement affectés par divers chocs, notamment les conflits armés, les épidémies et les catastrophes naturelles, qui continuent d’alimenter les besoins humanitaires et la vulnérabilité des populations.

À l’issue du lancement du plan, le Coordonnateur humanitaire pour la République centrafricaine, Mohamed Ag Ayoya, a relevé une évolution significative des besoins humanitaires. Face à cette situation, il a souligné que la collaboration avec le gouvernement est plus que jamais essentielle pour assurer une réponse humanitaire efficace.

S’agissant du financement, Mohamed Ag Ayoya a lancé un appel aux bailleurs de fonds afin de mobiliser les 264,1 millions de dollars requis, précisant qu’il s’agit du montant le plus faible enregistré depuis le début de la crise humanitaire en Centrafrique.

Il a également invité les organisations non gouvernementales locales à se tenir prêtes pour la mise en œuvre des actions prévues dans le cadre de ce plan.

De son côté, le gouvernement a insisté sur la nécessité d’agir dans le contexte actuel, marqué par la poursuite des besoins humanitaires. La ministre de l’Action humanitaire, Josiane Lina Bemaka-Soui, a indiqué que la politique gouvernementale vise à encourager les acteurs du développement afin de favoriser la sortie progressive des populations des sites de déplacés. Cette approche sera mise en œuvre à travers le Plan national de développement 2024-2028,

Quant aux bailleurs de fonds, ils ont répondu favorablement à l’appel lancé par le gouvernement et l’OCHA. Marta Stermiéri, représentante des bailleurs de fonds et assistante technique au service de la Commission européenne pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire (ECHO), a réaffirmé la volonté de l’Union européenne de soutenir cette initiative.

Bien que la situation humanitaire se soit globalement améliorée dans certaines régions du pays, les besoins en matière d’assistance humanitaire demeurent importants.         Déus Gracias Tchémanguéré